Apple continue de déjouer les attentes de Wall Street
L’action Apple s’envolait de 7% hier soir dans les échanges électroniques, à plus de 400 dollars, à la faveur de résultats trimestriels une nouvelle fois au-delà des attentes de Wall Street. Le groupe américain a dégagé au cours du troisième trimestre de son exercice fiscal un bénéfice net de 7,31 milliards de dollars (7,79 dollars par action), contre 3,25 milliards (3,51 dollars par titre) sur la période comparable de 2010. Le chiffre d’affaires a bondi de 82% pour atteindre 28,6 milliards de dollars, alors que les analystes du panel Thomson Reuters tablaient sur des revenus de 24,9 milliards de dollars et un BPA de 5,80 dollars.
Le groupe de Cupertino a pu compter sur ses valeurs sûres. Il a vendu 20,34 millions de mobiles iPhone au cours du trimestre, soit une vertigineuse progression de 142% en volumes sur un an. Il a dans le même temps écoulé 7,54 millions d’exemplaires de l’iPod, 9,25 millions de tablettes iPad (+184%) et 3,95 millions d’unités Mac. La société continue de bénéficier d’une trésorerie abondante, avec un niveau de cash estimé à 76 milliards de dollars. C’est un gain de près de 10 milliards de dollars en trois mois.
Bien qu’Apple soit connu pour son tempérament prudent en matière de données financières, les prévisions pour le quatrième trimestre paraissent bien timides. Le groupe table sur un BPA de 5,50 dollars et une chiffre d’affaires de 25 milliards de dollars, ce qui marquerait un recul significatif en fin d’exercice.
Toujours dans le secteur technologique, Yahoo a en revanche déçu les attentes. La directrice générale, Carol Bartz, a parlé de «mollesse» dans le chiffre d’affaires d’affichage publicitaire au cours de la seconde moitié du deuxième trimestre en raison d’une modification dans l’organisation des ventes visant à une croissance plus rapide du groupe dans ce secteur.
Le chiffre d’affaires net, c’est-à-dire hors honoraires versés par Yahoo aux sites web partenaires, s’est établi à 1,1 milliard de dollars, contre 1,13 milliard au deuxième trimestre 2010. Il devrait continuer de refluer jusqu'à la fin de l’année en raison du retard accumulé dans le partenariat avec Microsoft. Le bénéfice net s’est établi à 237 millions de dollars (18 cents par action), contre 213 millions (15 cents par action) un an plus tôt.
Plus d'articles du même thème
-
Les investisseurs étrangers jouent contre les taux courts de la France
Face aux incertitudes budgétaires et politiques, les investisseurs étrangers, et probablement un peu les hedge funds, exacerbent la sensibilité des taux sur les Bons du Trésor français (BTF) à 6 mois. -
Apollo embarque Athora et l’Adic dans sa nouvelle machine à prêter européenne
Le gestionnaire américain lance European Credit Company, dotée de plus de 10 milliards d’euros de capacité de prêt, avec l’Adic, Athora, Norinchukin, Standard Chartered et une filiale de Temasek. -
Alphabet précède l’émission obligataire de Meta sur le marché euro
La maison mère de Google a réalisé lundi sa quatrième transaction obligataire sur le marché euro en un an et demi. Meta devrait suivre en dollar et en euro pour une transaction inaugurale sur six tranches.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Fight, fight, fightMidterms : pourquoi rien n'arrêtera Donald Trump
Perdre le Congrès rendra-t-il le président des Etats-Unis plus faible ? Rien n’est moins sûr. Son tempérament, ses leviers et l'absence d’enjeu électoral devraient plutôt l'encourager au combat -
Voie sans issue« Ils ne tiennent plus le manche » : le budget de Sébastien Lecornu s’enfonce dans l’impasse
Avec la stagnation de l’économie française, même le délicat scénario des ordonnances ne suffira plus à réduire le déficit à 5 % du PIB en 2027, malgré 43 milliards d’efforts. Bercy mise encore sur un accord de non-censure après un 49.3 -
EditorialLFI, le mensonge au quotidien
Les émules de Donald Trump ne sont pas toujours ceux que l’on croit