Aperam déploie une série de mesures pour alléger son endettement

Le sidérugiste, introduit en Bourse début 2011, stoppe le paiement du dividende et renforce ses efforts en matière de réduction de coûts
Antoine Duroyon

L’allégement de la dette figure au rang des chantiers priortaires d’Aperam en ce début d’année. A l’occasion de la publication hier après-Bourse de ses résultats 2012, le producteur d’acier inoxydable a présenté deux grandes mesures en ce sens. Le groupe basé au Luxembourg, qui produit à la fois en Belgique, en France et au Brésil, a d’abord annoncé son intention de proposer lors de la prochaine assemblée générale l’arrêt du versement du dividende pour 2013, voire 2014. Au cours des deux années écoulées, il avait distribué à ses actionnaires 0,75 dollar par titre.

En outre, le groupe a fait part du prolongement jusqu’en 2014 de son plan d’efficacité baptisé «leadership journey». Objectif : dégager 150 millions de dollars d'économies supplémentaires sur ces deux prochaines années, portant le total cumulé à 425 millions de dollars en 2014. Dans un contexte d'«incertitude économique», ces initiatives doivent permettre de ramener la dette nette à 650 millions de dollars à la fin de 2014, contre 816 millions de dollars à la fin de l’année dernière.

Selon les dires de son PDG Philippe Darmayan, le groupe entend «être en mesure de saisir les opportunités du secteur». En ce qui concerne l’usine italienne de Terni que le finlandais Outokumpu doit céder sans tarder dans le cadre de l’acquisition d’Inoxum, la filiale inox de ThyssenKrupp, le dirigeant a assuré être toujours intéressé mais n’a fait mention d’aucune avancée dans ce dossier. A fin 2012, le groupe disposait de 701 millions de dollars de liquidités, dont 475 millions de dollars de lignes de crédit disponibles. Une portion de la ligne de crédit revolving fait par ailleurs l’objet d’un engagement de principe portant sa maturité de mars 2014 à mars 2015.

Au quatrième trimestre de 2012, Aperam a essuyé une perte nette de 46 millions d’euros, soit le sixième trimestre consécutif dans le rouge. Sur l’ensemble de l’exercice, la perte atteint 108 millions d’euros. Pour ce début d’année, le groupe table sur une amélioration de l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) par rapport aux trois derniers mois de l’an dernier (43 millions d’euros). La dette nette devrait également augmenter temporairement du fait d’une hausse de l’activité.

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