Amundi reste quasi insensible à la baisse des marchés
Efficacité opérationnelle et résilience de l’activité commerciale dans un contexte difficile. C’est ainsi que Valérie Baudson a résumé les résultats du troisième trimestre 2022 publiés vendredi par Amundi.
La filiale de gestion d’actifs cotée du Crédit Agricole SA a fait état d’un résultat net ajusté en hausse de 5% sur le trimestre, à 283 millions d’euros. Et ce même alors que le groupe a enregistré une décollecte sur ses actifs gérés de près de 13 milliards d’euros sur les trois mois se finissant en septembre. Les encours ont diminué de 2% pour s’afficher à 1.895 milliard d’euros.
Sur le plan commercial, la directrice générale d’Amundi a mis en avant une décollecte limitée à 3,5 milliards d’euros si l’on ne retient que les actifs de moyen et long terme, c’est-à-dire hors monétaire. Le marché retail en France a collecté 900 millions d’euros tandis que l’international est aussi «bien orienté». Le retail enregistre une collecte positive en Allemagne, Italie et Espagne. Nicolas Calcoen, directeur général délégué d’Amundi, a souligné la bonne résistance des revenus à 758 millions d’euros sur le trimestre, grâce à la légère progression des commissions nettes de gestion favorisée par la collecte sur le retail et en gestion active, qui figurent parmi les activités les mieux margées.
L’ensemble des coentreprises décollecte par contre 1,3 milliard d’euros sur trois mois «en raison de sorties en produits de trésorerie et en Channel Business en Chine (produits gérés en extinction depuis deux ans dans sa coentreprise avec ABC en raison d’une évolution réglementaire, ndlr)». Mais en actifs moyen et long terme, les flux sont positifs de 3,8 milliards d’euros, notamment grâce à l’Inde et la Corée. Pour Valérie Baudson, la coentreprise indienne SBI MF «conforte sa position de leader» dans le pays.
Priorité à la croissance organique mais «consolidateur naturel»
Le groupe a par ailleurs indiqué que l’intégration opérationnelle de Lyxor était totalement achevée et qu’il en recueillait les premiers fruits. Le rachat avait été signé fin décembre 2021, les équipes ont été intégrées en mars, les entités juridiques fusionnées en juin et les migrations informatiques viennent de se terminer. Les premières synergies de coûts ont été enregistrées au troisième trimestre et devraient monter en puissance d’ici la fin de l’année. Valérie Baudson a confirmé les objectifs de synergies issues de la fusion, à savoir 60 millions d’euros en année pleine dès 2024 pour les synergies de coûts, et 30 millions en année pleine dès 2025 pour les synergies de revenus. La dirigeante a confirmé aussi l’ensemble des objectifs du plan 2025 annoncé en juin, «malgré les conditions de marché difficiles».
Interrogée sur son appétit quant à une acquisition qui pourrait se présenter justement en raison des conditions de marché actuelles, la directrice générale a rappelé qu’Amundi était un «consolidateur naturel du marché». «L’intégration de Lyxor a montré que nous avions cette expertise, assez rare finalement dans l’industrie de la gestion (..), de savoir assembler des sociétés de gestion avec efficacité. Si des opportunités se présentent et que les conditions de marché le permettent, nous les regarderons avec attention à condition qu’elles répondent à notre stratégie (...)», a-t-elle commenté tout en ajoutant que la croissance organique était la priorité.
Plus d'articles du même thème
-
La lune de miel des banques espagnoles se prolonge
La publication des résultats trimestriels laisse entrevoir une nouvelle année record en 2026 pour le secteur bancaire espagnol. -
Les marchés saluent la discipline de Scor
Le réassureur français publie un troisième trimestre meilleur qu’attendu. Malgré une sinistralité catastrophe plus élevée qu’au trimestre précédent, le résultat net baisse moins que prévu grâce à une stratégie toujours très disciplinée et sélective. -
Universal Music Group remonte le son en Bourse et donne le tempo à Vivendi
Porté par une bonne dynamique d'abonnement et des hausses tarifaires, le géant de la musique efface en partie ses pertes boursières estivales et redonne des couleurs à Vivendi, son principal actionnaire avec Vincent Bolloré.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Iran : en cas de nouveau bombardement, Mojtaba Khamenei menace les Etats-Unis d’une « riposte sans limite géographique »
Les déclarations de Mojtaba Khamenei, le Guide suprême iranien, ont eu lieu samedi 31 octobre, alors que des efforts diplomatiques sont en cours pour tenter d’éviter la reprise des hostilités avec les Etats-Unis. Une délégation qatarie a ainsi rejoint Téhéran vendredi -
Mobilisation du 31 octobre : les défilés sont globalement calmes dans les grandes villes, la situation se tend à Marseille
Près de 150 défilés sont prévus en France pour la défense du pouvoir d’achat. Des manifestations ont lieu à Paris, Lyon, Marseille, Nice, Nantes, Guéret, Pau, etc. Les autorités ont mobilisé 70 000 policiers et gendarmes pour assurer l’ordre public -
Brésil : Flavio Bolsonaro affirme avoir quitté son pays afin de fuir une « persécution »
Après sa défaite à l'élection présidentielle brésilienne, Flavio Bolsonaro a légitimé sa fuite du Brésil. « La persécution a commencé même plus tôt que je ne l’imaginais », a assuré le sénateur lors d’un direct sur Instagram