Amadeus ouvre la voie à une politique de dividende plus active

Le groupe a refinancé son crédit relais de 456 millions et a obtenu un prêt de 200 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement
Olivier Pinaud

Amadeus a profité de sa bonne santé actuelle pour refinancer dans d’excellentes conditions son crédit relais de 456 millions d’euros qui arrivait à échéance cette année. La société spécialisée dans les services informatiques pour les compagnies aériennes a ainsi tiré 350 millions dans sa trésorerie pour rembourser les trois quarts de son bridge loan. Fin mars 2012, le groupe espagnol disposait de 434 millions d’euros de trésorerie. Le solde du crédit relais, 106 millions d’euros, devrait être payé en novembre 2012, à moins qu’Amadeus ne décide d’exercer son option d’extension jusqu’en mai 2013.

En contrepartie de ce remboursement, Amadeus a contracté un crédit revolving de 200 millions d’euros, d’une maturité de 2 ans et demi, auprès d’un syndicat de onze banques. Le groupe a également obtenu un prêt de 200 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI), d’une maturité de 9 ans. 150 millions d’euros sont remboursables à partir de la troisième année à un taux fixe de 2,936%. Les 50 derniers millions d’euros devront être remboursés à partir de la quatrième année à un taux fixe de 3,237%. Au bout du compte, ces refinancements maintiennent le taux d’intérêt moyen du groupe en dessous de 4%.

Ce prêt européen doit permettre de financer, entre 2012 et 2014, le programme de recherche et développement lancé par Amadeus pour déployer de nouveaux services auprès des compagnies aériennes, des groupes hôteliers ou de transport ferroviaire. Le groupe a investi 364 millions en R&D en 2011, soit 13,4% de son chiffre d’affaires.

D’un point de vue purement financier, cette restructuration de dette pourrait permettre un relèvement du dividende versé dans les prochaines années, au-dessus du taux actuel de 35% du bénéfice net distribuable.

Selon Kepler, fin 2012, la dette nette représentera 1,4 fois l’excédent brut d’exploitation, dans la fourchette de 1 à 1,5 fois visée, sans échéance à court terme. Selon les calculs d’Oddo, avec un ratio d’endettement moyen de 1,2 fois entre 2012 et 2016, Amadeus pourrait «offrir un retour de cash équivalent à 2,9 euros par action», pour un dernier cours de 15,5 euros.

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