Altran étudie plusieurs dossiers d’acquisition en Europe pour dynamiser sa marge

Le groupe de conseil en R&D a dégagé 8% de marge en 2011 et vise toujours un chiffre compris entre 11% et 12% à l’horizon 2015
Olivier Pinaud
Philippe Salle, PDG d'Altran. Photo: Gilles Rolle/REA
Philippe Salle, PDG d'Altran. Photo: Gilles Rolle/REA  - 

Atran ne dévie pas de la trajectoire fixée à l’automne 2011 par son nouveau PDG, Philippe Salle. Janvier et février 2012 l’ont rassuré sur la croissance de l’activité. «Une amélioration du chiffre d’affaires est probable» cette année, indique le dirigeant, par rapport aux 1,4 milliard d’euros de 2011. Et puis le PDG, installé l’an dernier par Apax, premier actionnaire de la société de conseil en R&D, rappelle que, même si la croissance du chiffre d’affaires devait être nulle, les économies déjà mises en œuvre permettront de maintenir en 2012 la marge d’exploitation à 8% comme en 2011. Philippe Salle ne donnera pas plus de précisions, mais se dit «à l’aise» avec un consensus de marge actuellement à 8,2%.

La marge et la génération de cash flow (4% du chiffre d’affaires en 2011) resteront la priorité du groupe jusqu’en 2015, horizon fixé par la direction et les actionnaires pour atteindre 11 à 12% de marge. Philippe Salle insiste sur la position de numéro un européen d’Altran et prévient que ce n’est pas à lui de faire baisser les prix. Si le groupe dit être prêt à faire un effort pour garder un client comme Peugeot, qui occupe à lui seul 600 des 17.000 employés d’Altan, dont l’appel d’offres est en cours de négociations, «on accepterait de perdre d’autres clients pour protéger nos marges».

Pour le contrat avec Peugeot, sur les quatre sociétés mis en concurrence, Altran n’était pas le mieux disant mais a aligné ses prix sur la meilleure offre, signe d’une pression toujours forte des donneurs d’ordres. «En mixant l’activité, en transférant une plus grande partie du contrat vers notre plate-forme indienne, cela pourrait permettre de maintenir le niveau de marge brute» du contrat, explique Philippe Salle.

L’autre façon de soutenir la marge passera par un renforcement des activités dans les pays européens où ses positions ne sont pas suffisantes pour générer une rentabilité proche des 10% dégagés en France (hors charges de holding). L’Allemagne fait partie des priorités. Altran n’y engrange que 105 millions d’euros. Plusieurs dossiers sont à l’étude en Europe, indique Philippe Salle. Ils pourraient aboutir d’ici la fin de l’année ou début 2013. Avec un endettement tombé à 1,2 fois l’Ebitda fin 2011, le groupe dit avoir de la marge pour financer ces opérations, dont la taille devrait osciller entre 10 et 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.

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