Alten espère une stabilisation de sa marge d’exploitation courante en 2012

La gestion efficace du BFR a contribué à renforcer la trésorerie nette du groupe, souligne le directeur général adjoint Bruno Benoliel
Yves-Marc Le Reour

Alten a connu un début d’année «rassurant, voire encourageant», après un exercice 2011 marqué par une croissance organique de 14,5% de son chiffre d’affaires. Les analystes de CM-CIC Securities soulignent la bonne tenue de sa marge d’exploitation courante en 2011 à 10,2%, un niveau identique à celui de 2010, «en dépit d’un nombre de jours ouvrés inférieur, de la poursuite des investissements pour structurer l’offre projets du groupe et de l’impact négatif d’environ 1,3 million d’euros lié à la prime Sarkozy».

On note une forte hausse des éléments exceptionnels qui totalisent 12,6 millions d’euros. Cela inclut «une dépréciation de survaleurs de 3,1 millions sur une petite société française acquise voici trois ans, un retraitement comptable de 4,5 millions lié à l’acquisition de Calsoft, une provision proche de 4 millions suite à un contentieux avec l’Urssaf et une charge de restructuration d’un million en Espagne», précise à L’Agefi le directeur général adjoint Bruno Benoliel.

La marge brute d’autofinancement du groupe de conseil en technologie a progressé de 14,5% à 110 millions d’euros, contrairement au cash-flow libre en repli de 16,5% à 67,8 millions. Cette divergence «découle d’un décalage lié au paiement de l’impôt sur les sociétés en France», relève Bruno Benoliel. Il souligne «une gestion du BFR efficace», avec un délai d’encaissement des créances clients tombé à «105 jours de chiffre d’affaires fin 2011 contre 111 jours un an plus tôt».

«Si la visibilité sur l’exercice 2012 est encore faible, le taux d’activité reste satisfaisant jusqu’ici», poursuit Bruno Benoliel. Malgré des négociations ardues avec les clients sur les prix de vente, il espère une marge d’exploitation annuelle courante «relativement stable si l’environnement économique ne se dégrade pas» et attendra la publication du chiffre d’affaires du premier trimestre pour avancer des objectifs plus précis sur l’ensemble de l’exercice.

Avec une trésorerie nette en progression annuelle de 6% à 44,1 millions d’euros, le groupe entend «poursuivre sa stratégie d’acquisitions ciblées, principalement à l’international». Les analystes de Natixis considèrent que sa flexibilité financière est suffisante mais que «rares sont les cibles à avoir des marges d’exploitation comparables à celles d’Alten, d’où un risque d’intégrer des cibles dilutives à court terme».

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