Air Liquide maintient ses objectifs 2011, porté par les marchés émergents
«Un bon premier semestre, dans la lignée de 2010», apprécie Benoît Potier, le PDG d’Air Liquide, tout en confirmant l’objectif, non chiffré, d’une croissance du résultat net cette année. Il a progressé de 11% à 750 millions d’euros au premier semestre. Malgré un contexte économique perturbé, le leader mondial des gaz industriels a enregistré une hausse de 9,2% de son chiffre d’affaires à 7,1 milliards d’euros. La croissance en comparable des Gaz & Services (89% des ventes) s’établit à 10,5%, même si elle ralentit entre le premier (+11,4%) et le deuxième trimestres (+9,7%). Au Japon, la croissance a brutalement chuté de +6% sur les trois premiers mois de l’année, à -3% au deuxième trimestre, mais le groupe compte sur un redressement dès le troisième trimestre.
«La dynamique des marchés reste bien orientée, on espère que cela va tenir au second semestre», confie Benoît Potier. Notamment grâce aux pays en développement, qui pèsent désormais 21% du chiffre d’affaires des Gaz & Services, contre 15% en 2008. Sur les six premiers mois de l’année, la croissance en comparable atteint 28% dans les émergents (dont 37% en Asie du Sud-Est, et 22% en Europe de l’Est) contre 7% pour les économies avancées. «Les nombreux projets entrés en carnet durant le semestre (portefeuille stable à 3,7 milliards d’euros) et les décisions d’investissements qui progressent de 20% à 970 millions d’euros reflètent la bonne orientation des marchés sous-jacents», note CM-CIC.
La marge opérationnelle atteint 16,7% sur le semestre (+0,1 point) et 16,9% (+0,3 point) hors effet gaz naturel. Ce niveau de marge «légèrement meilleur que ce qu’on pouvait prévoir en début d’année […] devrait au moins se maintenir au second semestre», promet Benoît Potier. D’autant que l’effet prix redevient positif. Pour l’heure, le consensus Bloomberg anticipe une marge de 16,8% sur l’ensemble de l’exercice. Les événements exceptionnels (Japon, Afrique du Nord,…) ont seulement coûté 20 points de base de marge et de 20 à 30 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Sur une base de 10% de croissance, 8 points proviennent de la croissance organique –expansion géographique, nouveaux marchés (gaz médicaux thérapeutiques, hydrogène énergie, photovoltaïque…)– et 2 points d’acquisitions, rappelle le patron d’Air Liquide. Des opérations «de quelques centaines de millions d’euros à un milliard maximum», notamment dans la santé, un marché encore très fragmenté, sont envisageables selon lui.
Plus d'articles du même thème
-
Les investisseurs étrangers jouent contre les taux courts de la France
Face aux incertitudes budgétaires et politiques, les investisseurs étrangers, et probablement un peu les hedge funds, exacerbent la sensibilité des taux sur les Bons du Trésor français (BTF) à 6 mois. -
Apollo embarque Athora et l’Adic dans sa nouvelle machine à prêter européenne
Le gestionnaire américain lance European Credit Company, dotée de plus de 10 milliards d’euros de capacité de prêt, avec l’Adic, Athora, Norinchukin, Standard Chartered et une filiale de Temasek. -
Alphabet précède l’émission obligataire de Meta sur le marché euro
La maison mère de Google a réalisé lundi sa quatrième transaction obligataire sur le marché euro en un an et demi. Meta devrait suivre en dollar et en euro pour une transaction inaugurale sur six tranches.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Fight, fight, fightMidterms : pourquoi rien n'arrêtera Donald Trump
Perdre le Congrès rendra-t-il le président des Etats-Unis plus faible ? Rien n’est moins sûr. Son tempérament, ses leviers et l'absence d’enjeu électoral devraient plutôt l'encourager au combat -
Voie sans issue« Ils ne tiennent plus le manche » : le budget de Sébastien Lecornu s’enfonce dans l’impasse
Avec la stagnation de l’économie française, même le délicat scénario des ordonnances ne suffira plus à réduire le déficit à 5 % du PIB en 2027, malgré 43 milliards d’efforts. Bercy mise encore sur un accord de non-censure après un 49.3 -
EditorialLFI, le mensonge au quotidien
Les émules de Donald Trump ne sont pas toujours ceux que l’on croit