Air France-KLM va contester l’amende infligée par Bruxelles pour un cartel dans le fret
Sale temps pour Air France-KLM. La Commission européenne a lourdement sanctionné mardi la compagnie aérienne pour une entente sur les prix dans le fret aérien. Montant de l’amende : 340 millions d’euros, la plus lourde des sanctions infligées par Bruxelles aux onze compagnies aériennes concernées. British Airways devra verser de son côté 104 millions d’euros, tandis que SAS, Singapore Airlines, Cathay Pacific, Qantas, Japan Airlines, Cargolux Airlines, Air Canada et LAN Chile ont essuyé des amendes inférieures à 80 millions d’euros. Le montant global des sanctions financières atteint 799 millions d’euros.
Lufthansa, qui a également été jugée coupable d’avoir pris part au cartel, n’a pas été sanctionnée, la compagnie aérienne allemande ayant alerté la Commission de l’existence de ce cartel. L’exécutif européen avait initialement lancé une enquête sur plus de 20 compagnies. «Il est déplorable qu’autant de grandes compagnies aériennes aient coordonné leur prix au détriment des entreprises et des consommateurs européens», a déclaré le commissaire européen à la Concurrence Joaquin Almunia.
Dans un communiqué, Air France-KLM s’est ému du montant des amendes qu’elle a jugé «disproportionné». «Les analyses économiques produites dans le cadre de la procédure ont démontré que les comportements en cause n’ont pas eu d’effet dommageable pour les chargeurs de fret ou les transitaires qui travaillent avec les chargeurs», a souligné la compagnie. «De plus, le montant des amendes ne tient aucun compte des difficultés économiques qu’a connues le secteur du fret aérien et aura pour effet de fausser le jeu de la concurrence dans ce secteur», a-t-elle ajouté.
La compagnie précise que le montant global des amendes infligées à Air France, KLM et Martinair, excède le montant des provisions déjà constituées de 127 millions d’euros. Elle passera donc une charge supplémentaire dans ses comptes du premier semestre 2009-2010 (avril-septembre) qui seront publiés le 17 novembre. Air France-KLM a par ailleurs l’intention de déposer un recours auprès du tribunal de l’Union européenne. SAS, qui est détenue par la Norvège, la Suède et le Danemark, a déjà annoncé qu’elle comptait suivre la même démarche.
Plus d'articles du même thème
-
Banijay met une pièce supplémentaire dans la machine à acquisitions
Le groupe de divertissement et de jeux d’argent veut mettre la main sur un réseau de casinos en France en rachetant JOA qui a réalisé un chiffre d’affaires de 430 millions d’euros l’an dernier. -
Milleis nomme un directeur général délégué
La banque privée rachetée par LCL en avril dernier accueille Olivier Chatain, l'ancien responsable du pôle stratégie, juridique et transformation du Groupe Indosuez. -
Goldman Sachs AM nomme James Peagam co-responsable Asie-Pacifique
Goldman Sachs mise sur James Peagam pour renforcer sa présence en Asie-Pacifique
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Les actions coréennes approchent du bear market
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Audace« Un grand bond en avant » : le plan de la Corée du Sud dans la course de l'IA
Refusant d'être les spectateurs de la prochaine révolution industrielle, l'Etat et les grandes entreprises du pays se sont entendus pour créer un pôle entièrement dédié à l'intelligence artificielle -
Tribune libre« La loi anti-fast fashion marque l’entrée de nos économies dans l’ère des limites »
La loi anti-fast fashion reste perfectible, notamment sur son périmètre et sa mise en œuvre. Mais sa portée dépasse son contenu juridique, juge Elisabeth Denner, associée chez BearingPoint -
IdentitésCeux qui veulent que la France ne meure pas
De Gaulle avait compris qu'un chef d'Etat ne dirige pas une tribu contre une autre. Il rassemble, ou il n'est rien