Air France-KLM et Lufthansa récoltent les premiers fruits de leur restructuration

Les leaders du transport aérien européen restent prudents en confirmant leurs ambitions annuelles après un trimestre supérieur aux attentes
Benoît Menou

Au sein d’un «environnement économique difficile en Europe mais avec une activité toujours soutenue sur les autres marchés», comme l’a souligné pour son compte Air France-KLM, le transporteur aérien franco-néerlandais et son concurrent allemand Lufthansa ont publié hier des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. La prudence reste de mise, les deux groupes, respectivement deuxième et premier acteurs européens du secteur, se contentant de confirmer leurs ambitions annuelles. De quoi tout de même rassurer les investisseurs, les titres s’octroyant hier des gains de 8,37% (à 6,44 euros) et 6,15% (à 11,65 euros) à Paris et Francfort.

Les deux groupes d’envergure comparable suivent un plan de vol parallèle. Alors que le franco-néerlandais a affiché au trimestre écoulé un chiffre d’affaires en hausse de 5,8% à 7,18 milliards d’euros pour un résultat d’exploitation courant de 506 millions (+27,5%), l’allemand peut se targuer d’une progression de 6,2 % tant de ses ventes (8,31 milliards) que de son bénéfice opérationnel (610 millions). Air France-KLM a qualifié l’activité du trimestre de «satisfaisante» pour l’ensemble des activités à l’exception du fret qui a «continué à se dégrader» (chiffre d’affaires en repli de 2,9% à 710 millions).

Surtout, les concurrents ont mis en avant les bienfaits en termes de résultats des plans de restructuration, qui passent par 5.000 suppressions de postes chez Air France-KLM et 3.500 chez Lufthansa, en dépit d’un impact atténué par la hausse de la facture carburant. Le transporteur franco-néerlandais a souligné que «les mesures prises dans le cadre du plan Transform 2015 commencent à avoir un impact significatif sur les coûts». En témoigne la progression limitée à 1,2% des charges de personnel sur le trimestre écoulé (à 1,88 milliard hors intérimaires). Lufthansa a de son côté fait part d’une intensification de ses efforts. Pas de doute en effet pour le président du directoire Christoph Franz, «nous n’avons pas atteint le niveau de rentabilité dont nous avons besoin».

Sur l’ensemble de l’année en cours, Lufthansa mise toujours sur un résultat opérationnel voisin de 500 millions d’euros et sur une hausse non chiffrée du chiffre d’affaires. Son dauphin a confirmé ses objectifs d’engranger un résultat opérationnel en hausse au second semestre (195 millions d’euros en 2011) et d’afficher un recul de la dette nette sur 2012.

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