Ahold se renforce dans le commerce en ligne avec Bol.com
Ce site de distribution non alimentaire apporte 350 millions d’euros de chiffre d’affaires additionnel, avec un effet positif sur le bénéfice dès 2012
Publié le
Bruno de Roulhac
Ahold met en œuvre sa stratégie de croissance sur internet. Le distributeur alimentaire néerlandais s’offre son compatriote Bol.com pour 350 millions d’euros en numéraire. Une acquisition réalisée auprès des fonds Cyrte Investments et NPM Capital.
Bol.com, site de vente spécialisé dans les livres, la musique, l’électronique, les ordinateurs et les jouets pour enfants, est actif sur son marché domestique et en Belgique. Il est le site le plus visité aux Pays-Bas, compte 3,4 millions de consommateurs actifs, et a enregistré l’an dernier 355 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit seulement 1,2% du chiffre d’affaires 2011 d’Ahold. Près de la moitié des consommateurs néerlandais achetant sur internet ont utilisé Bol.com l’an dernier. L’an dernier, le nombre d’articles vendus a progressé de 9,4% et le nombre de clients de 13%.
Cette opération s’inscrit dans la stratégie du distributeur batave dévoilée en novembre dernier. Le groupe avait alors annoncé sa volonté de tripler ses ventes en ligne à 1,5 milliard d’euros à horizon 2016. Bol.com nous apporte «sa plate-forme et son expertise dont nous avons besoin pour accélérer notre croissance dans la distribution en ligne», explique Dick Boer, directeur général d’Ahold. Le groupe néerlandais dispose déjà de Albert.nl, son site de distribution alimentaire en ligne.
Si la rentabilité de Bol.com n’est pas dévoilée, Ahold assure que la transaction sera positive pour son bénéfice par action dès 2012. Bol.com a prouvé sa capacité à réaliser «une croissance de ses ventes à deux chiffres et des rendements attrayants», explique Ahold, qui espère boucler cette acquisition dès le deuxième trimestre 2012. Avec 2,3 milliards d’euros de trésorerie fin septembre pour une dette nette de 1,1 milliard d’euros, le groupe n’aura pas de mal à financer ce rachat. «Ce rachat complémentaire signifie pour nous qu’il est peu probable qu’Ahold se penche sur des cibles plus importantes de biens de consommation courante comme Hema ou Wehkamp», explique un analyste de Rabobank.
L’opération, qui se réalise sur la base d’une fois le chiffre d’affaires, donne une indication de valorisation pour le pôle internet de la Fnac. En 2011, la filiale de PPR a dégagé 4,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 11% sur internet, soit 458 millions. Les ventes en ligne de la Fnac ont crû de 18% tandis que celles de l’enseigne ont reculé de 3,2%.
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