Accor affiche sa confiance par une très forte hausse du dividende

L’hôtelier n’exclut pas pour autant des acquisitions dans les émergents. Le groupe peine toujours à avancer sur le dossier Motel 6
Bruno de Roulhac
Enseigne Accor dans le Pas-de-Calais. Photo: PHB/Agefi
Enseigne Accor dans le Pas-de-Calais. Photo: PHB/Agefi  - 

Accor a surpris agréablement le marché en proposant un dividende de 1,15 euro par action (0,65 euro d’ordinaire et 0,50 euro d’exceptionnel). Soit un taux de distribution de 88% et un rendement de 4,3% au cours d’hier. Une bonne affaire pour ses actionnaires de référence, Colony et Eurazeo ! Cette distribution qui «ne devrait cependant pas remettre en question la notation BBB-, qui pourrait selon nous bénéficier d’une perspective stable et non plus négative comme cela est le cas depuis avril 2011», relève l’analyse crédit de Natixis.

Cette annonce est «surprenante stratégiquement alors qu’on pensait le groupe davantage prêt à saisir des opportunités d’acquisitions compte tenu des mouvements en cours dans le secteur», note Oddo. L’essentiel du développement sera organique, mais sans exclure «de regarder des acquisitions sur les marchés en développement, moins matures, et sur lesquels nous avons des retours plus rapides», a toutefois déclaré Denis Hennequin, PDG d’Accor.

Si le groupe ne dévoile pas d’objectifs chiffrés pour l’exercice en cours, il aborde 2012 «avec confiance», selon Denis Hennequin. L’hôtelier constate que les tendances des revenus par chambre disponible (RevPar) sont «stables» en Europe au mois de janvier comme au quatrième trimestre 2011. Une tendance «qui dément la bonne surprise annoncée par les concurrents (Intercontinental & Marriott avançant +3%)», note Oddo. Accor se targue néanmoins de «fortes progressions» des chiffres d’affaires dans les émergents, tandis que le segment économique en Europe et aux Etats-Unis continue de bénéficier de prix en hausse.

Pour son premier exercice, Denis Hennequin se félicite d’avoir atteint ou dépassé tous les objectifs. Le résultat d’exploitation a rebondi de 18,8% (+32,6% en comparable) à 530 millions d’euros, pour une hausse de 2,5% du chiffre d’affaires (+5,2% en comparable), soit une marge opérationnelle de 8,7% (+1,2 point). La dette nette recule de 730 millions à 226 millions fin 2011.

«La provision sur Motel 6 [environ 55 millions d’euros] n’est pas réellement une surprise mais n’est pas pour autant un bon point pour le groupe dont la stratégie de réduction des capitaux employés sur ce dossier reste longue», note CM-CIC. Le traitement de Motel 6 reste «compliqué avec […] seulement 100 cessions de murs alors que le groupe en a plus de 400 en propriété» à la fin de l’exercice, ajoute l’analyste.

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