Accor accélère ses cessions pour accompagner activement la reprise
Fort du «socle solide pour l’avenir» que constituent à ses yeux les résultats 2010 d’Accor publiés hier, le nouveau PDG du groupe hôtelier, Denis Hennequin, a assuré vouloir «accélérer la mise en œuvre» d’une stratégie passant par un plan de développement de 101.000 chambres (620 hôtels) d’ici 2014. Dont 42% en Asie Pacifique et 32% en Europe. A l’appui de ce «volontarisme» salué par Oddo, le dirigeant mise notamment sur les «marges de manœuvre supplémentaires» offertes par la poursuite d’une politique «dynamique» de gestion du patrimoine immobilier. Et Accor entend accélérer ce programme de cessions d’actifs ayant permis de réduire la dette nette de 1,62 milliard d’euros à 730 millions l’an passé.
Le groupe hôtelier vise ainsi désormais, grâce à l’«attrait renouvelé des investisseurs immobiliers», un impact de 1,2 milliard sur la dette nette entre cette année et 2012, après avoir déjà réalisé un tiers du programme 2010-2013 l’an passé. Initialenent fixé à 1,8 milliard d’euros, ce programme de gestion d’actifs est porté à 2 milliards d’euros pour 450 hôtels. Une «accélération bienvenue» selon les analystes d’Oddo.
Recentré sur son «cœur de métier hôtelier» après la mise en Bourse de l’activité Services Edenred (qui a généré une plus-value non cash de 4 milliards d’euros) et dans l’attente de la cession prévue au cours du trimestre en cours de la part de 49% au capital de Groupe Lucien Barrière, le groupe a publié un chiffre d’affaires 2010 en hausse de 7,1% à données comparables, à 5,95 milliards d’euros. Grâce au dynamisme des marchés émergents et à la reprise de la demande au sein des «principaux pays contributeurs» que sont l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Le haut de gamme particulièrement a profité du retour de la clientèle d’entreprise. «Malgré quelques marchés encore incertains», notamment l’Espagne ou l’Italie, Accor attend une confirmation de la reprise en 2011, avec l’aide d’une «reprise progressive des prix». Même si la prudence reste de mise aux Etats-Unis.
Accor s’est qui plus est félicité d’une rentabilité opérationnelle renforcée, passant par la poursuite des efforts d’économies de coûts et une marge brute correspondante en hausse l’an dernier de 1,9 point à données comparables, à 30,5%. Le résultat d’exploitation a bondi de 82,4% à 446 millions d’euros.
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