AbbVie met au défi le fisc américain

L’achat de Shire est le dernier exemple de «tax inversion», ces M&A permettant une optimisation fiscale
Alexandre Garabedian

AbbVie donne raison à Jack Lew. Le laboratoire américain a officialisé le 18 juillet l’accord trouvé avec Shire pour le rachat de son concurrent britannique, au prix de 32 milliards de livres. L’annonce intervient quelques jours après la diatribe lancée par le secrétaire au Trésor des Etats-Unis contre les «tax inversions», ces acquisitions qui permettent aux groupes américains d'émigrer vers des cieux fiscaux plus cléments. AbbVie en constitue le dernier exemple: la transaction lui permettra d’installer au Royaume-Uni sa résidence fiscale.

{"title":"","image":"81273»,"legend":"Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019accord trouv\u00e9 avec Shire, AbbVie abaissera de 22% \u00e0 13% son taux d\u2019imposition moyen. Photo Bloomberg.»,"credit":""}

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