Wendel se dit armé face aux chocs de marché
La situation financière de Wendel s’assainit semestre après semestre. Depuis janvier, la société d’investissement a continué de réduire sa dette brute via divers leviers pour la ramener à un peu plus de 5 milliards d’euros à fin août contre 5,8 milliards à fin mars et 8,4 milliards début 2009.
Wendel a notamment tiré 500 millions d’euros de son crédit syndiqué de 1,2 milliard afin de rembourser une partie de sa dette avec appels de marge finançant la position dans Saint-Gobain, dont il est le principal actionnaire. «Nous avions déjà remboursé 430 millions en début d’année et nous annonçons aujourd’hui un remboursement de 631 millions supplémentaires, ce qui fait que nous sommes beaucoup moins sensibles aux chocs de marché», a déclaré Frédéric Lemoine, le président du directoire.
Cette opération lui a permis de réduire significativement le coût de cette dette, le crédit syndiqué à Euribor + 70 points de base (pb) étant inférieur de 180 pb au coût de la dette avec appels de marge, qui s’élève fin août à près de 1,7 milliard d’euros. Wendel a également allongé de 19 mois la maturité d’une partie de cette dette.
Le groupe a en outre profité du repli boursier de Saint-Gobain pour racheter en août 1,91 million d’actions à 33,10 euros, portant sa participation à 17,1%. Il a également cédé ses options de vente détenues sur les titres Saint-Gobain, ce qui a augmenté son exposition mais lui a permis de rembourser ses 729 millions de dette sans appel de marge. Wendel n’a ainsi plus d’échéance avant juillet 2013. A fin août, le groupe dispose d’une trésorerie légèrement supérieure à un milliard d’euros et de 1,4 milliard de lignes de crédit disponibles.
Wendel a en revanche vu son actif net réévalué (ANR) chuter de plus d’un tiers, à 75 euros par action, les turbulences de marchés de l’été étant venues affecter les cours des sociétés dont il est actionnaire (Saint-Gobain, Legrand et Bureau Veritas) ainsi que la valeur de ses sociétés non cotées calculée par rapport à celle de leurs comparables cotés.
Le résultat net part du groupe a progressé de près de 300%, à 452,5 millions d’euros, tiré par de bonnes performances opérationnelles et par un produit non récurrent de 250 millions incluant une plus-value de 427 millions issue de la cession de titres Legrand. Toutes les filiales ont contribué à la croissance du groupe excepté Stahl, pénalisée par la hausse des matières premières.
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