Wendel confirme en assemblée son cap sur la croissance
La société d’investissement cotée a vu son actif net réévalué progresser de près d’un tiers en un an. La décote de son action s’est réduite
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Antoine Landrot
Photo: PHB
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Wendel profite de l’embellie sur les marchés et peut poursuivre son discours optimiste. La société d’investissement cotée a annoncé mardi, au cours de son assemblée générale, une hausse de 32,6% de son actif net réévalué (ANR) entre les 16 mai 2012 et 2013, à 124,1 euros par actions. «L’ANR a été multiplié par quatre depuis 2009», s’est réjouit Frédéric Lemoine, son président du directoire. Même s’il s’est apprécié de 65% à la même période, le titre présente une décote de 33% par rapport à l’ANR.
Cet indicateur a en effet profité des performances boursières enregistrées depuis un an par les sociétés Saint-Gobain (+11,4%), Bureau Veritas (+36,4%) et Legrand (+43,7%), dont Wendel détient respectivement 17,3%, 51% et 5,5%, qui ont permis de compenser la dépréciation de 414 millions d’euros passée sur sa participation dans Saint-Gobain.
Les dirigeants de la holding ont confirmé les inclinaisons stratégiques énoncées à la publication des comptes 2012, en mars dernier: investir 2 milliards d’euros au cours des quatre prochaines années, diversifier son portefeuille, réintégrer la catégorie des sociétés notées investment grade par les agences de notation et verser des dividendes en croissance régulière.
Géographiquement parlant, Wendel entend mettre l’accent sur l’Afrique (qui affiche une croissance très importante dans un contexte de recul des conflits), via des opérations de capital-développement, et outre-Atlantique. La holding a ainsi prévu d’investir au total entre 400 et 500 millions de dollars dans IHS, spécialiste africain des tours télécoms pour les opérateurs de téléphonie mobile, acquis l’année dernière.
«Nous regardons de plus en plus vers l’Amérique du Nord. Elle représente le premier marché du capital-investissement dans le monde, rappelle aussi Frédéric Lemoine, qui compte mettre à profit la culture familiale de Wendel pour privilégier des transactions primaires: les entreprises sont plus familiales qu’en Europe, où les actionnaires sont souvent financiers.»
Alors que l’assemblée générale a avalisé le départ d’Ernest-Antoine Seillière du poste de président du conseil de surveillance, remplacé par François de Wendel, la société a fait savoir que les rémunérations totales du directoire avaient reculé de 6,7% en 2012. La part fixe de Frédéric Lemoine est restée stable à 1,2 million d’euros, tandis que sa part variable s’est établie à 480.000 euros, contre 600.000 en 2011 et 750.000 en 2010.
En augmentant sa participation dans le groupe de paiements, le gouvernement italien souhaite protéger cet actif stratégique des velléités de rachat du fonds CVC.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Bertrand de Taisne : « Partout où la croissance passe par des contrats structurants, la vente complexe n’est pas un avantage compétitif parmi d’autres. C’est ce qui conditionne la prévisibilité du chiffre d’affaires, la qualité des marges et la capacité de l’entreprise à ne pas être otage de deux ou trois personnes. Ces enjeux étaient déjà là avant l’IA. Elle les rend urgents »
La personnalisation des tensions internationales atteint un point culminant. On parle moins « d’ennemis héréditaires », de conflits entre peuples ou entre intérêts nationaux, que de l’agenda personnel, du profil psychologique ou de la santé mentale de tel dirigeant