Wall Street essuie sa pire séance depuis 2008
La Bourse de New York a essuyé lundi sa pire séance depuis 2008 alors que le plongeon des cours du pétrole a fait chanceler des marchés déjà destabilisés par l'épidémie de coronavirus.
L’indice S&P 500 a dévissé de 7,3% à 2.746 points, accusant son plus fort recul sur une séance depuis 2008 et la crise financière. Le Nasdaq Composite a de son côté chuté de 7,3%, à 7.950 points. La séance a été particulièrement agitée, une chute de plus de 7% du S&P 500 à l’ouverture ayant déclenché une suspension automatique des échanges pendant 15 minutes. Les 11 secteurs composant l’indice S&P 500 ont tous terminé en repli, celui de l'énergie ayant notamment décroché de 17%.
L’indice Dow Jones Industrial Average (DJIA) a clôturé en baisse de plus de 2013 points, soit 7,8%, à 23.851 points. Il s’agit de la plus forte baisse en points de l’histoire de l’indice phare des valeurs industrielles.
Il faut remonter au 1er décembre 2008, en pleine crise financière, pour retrouver un recul en pourcentage des trois indices vedette de Wall Street aussi marqué sur une seule séance.
L’ensemble des places boursières mondiales ont connu un lundi noir, sous l’effet de la propagation du coronavirus et de l’effondrement du baril de brut provoqué par la décision de l’Arabie saoudite de déclencher une guerre des prix du pétrole face à la Russie. Le baril de WTI a terminé en baisse de près de 25% lundi à New York, touchant un point bas en quatre ans.
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