Une répartition plus égalitaire des gains du commerce pourrait sauver la mondialisation
La montée du sentiment anti-globaliste, le vote en faveur du Brexit et la victoire de Donald Trump font aujourd’hui craindre que la deuxième vague de mondialisation ne se termine comme la première, dans le chaos économique et géopolitique né de la Grande Dépression des années 1930, souligne une analyse de la Société générale publiée fin novembre dans la série Econote.» L’histoire pourrait-elle se répéter, s’interrogent les auteurs de l'étude. «La réponse à cette question dépend de la réponse qui sera apportée à une question plus étroite : les dirigeants politiques sont-ils prêts à garantir une répartition plus égalitaire (via des taxes, transferts, etc ...) des gains issus du commerce, notamment dans les économies à revenu élevé», se demandent-ils. Car «oui», le rejet de la mondialisation est préoccupant, estiment ces experts. «L'ère de la mondialisation a vu un recul significatif de la pauvreté de masse et des inégalités entre les pays. En outre, du fait des échanges commerciaux le long des chaînes de valeur régionales et internationales, une forte hausse des barrières tarifaires nationales pénaliseraient directement les économies nationales, avec des retombées très néfastes sur les entreprises et l’emploi», poursuit la note.
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