UBS organise sa nouvelle BFI autour de deux pôles
Après le choc provoqué la semaine dernière par l’annonce de son retrait du fixed income, UBS a annoncé en interne la nouvelle organisation pour ce qui restera de sa banque d’investissement. Andrea Orcel, directeur général d’UBS Investment Bank (IB), vise désormais un rendement des fonds propres (RoE) supérieur à 15% à compter de l’année prochaine, après restructuration.
Dans un mémo adressé aux salariés, la barre a donc été placée relativement haut par rapport à l’objectif précédent, qui fixait un objectif de RoE compris entre 12% et 17%.
Avec de tels objectifs, la restructuration de la banque d’investissement – qui implique l’abandon de la quasi-totalité des activités relatives au marché obligataire pour retrouver une rentabilité importante et moins volatile – devient une évidence.
UBS IB sera réorganisé autour de deux pôles de clientèle. «Corporate client solutions» inclura le conseil en fusions-acquisitions, les émissions sur les marchés de capitaux et le financement, à destination des entreprises, des institutions financières et des fonds de capital-investissement. Elle devrait générer environ un tiers des revenus d’UBS IB. La division sera organisée par géographie plutôt que par métier.
David Soanes, un ancien de la maison, dirigera la zone Europe-Moyen Orient-Afrique. Steve Cummings, recruté chez Wachovia en 2011, a été confirmé pour diriger les Amériques. Matthew Grounds, nommé en 2011 co-directeur d’UBS IB avec Simon Warshaw suite au départ de John Wall, hérite de la zone Asie-Pacifique. Warshaw conseillera les clients. Deuxième pôle, «Investor client services» couvrira le trading sur les actions, le change, les métaux précieux et les crédits. C’est lui qui générera les deux tiers des revenus d’UBS IB. L’activité actions, sur laquelle UBS IB avait bâti l’essentiel de sa réputation, reste sous la responsabilité de Mike Stewart.
La réduction de voilure d’UBS IB est jugée positive par les analystes de JPMorgan, qui a fait du groupe suisse son premier choix dans les grands établissements internationaux dans une note publiée hier.
«La restructuration d’UBS conduira à baisser structurellement la structure de coûts de sa banque d’investissement», indiquent-ils. En conséquence, une BFI de taille moyenne laisserait entrevoir de belles perspectives de dividende pour les actionnaires.
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