Uber fait mieux que Lyft mais plonge de 10% en Bourse
Uber a publié mercredi des résultats trimestriels meilleurs qu’attendu, en déclarant, à l’inverse de son concurrent Lyft, qu’il n’avait pas besoin d’accroître ses dépenses pour attirer de nouveaux chauffeurs.
Le groupe de services de transport a signalé une baisse du nombre d’utilisateurs actifs mensuels au cours des trois premiers mois de l’année par rapport au trimestre précédent, une tendance courante dans le secteur pendant les mois d’hiver. Mais il a tenu à se démarquer de Lyft qui perd 30% en Bourse ce mercredi en réaction à l’annonce d’une prévision d’excédent brut d’exploitation trimestriel bien inférieure aux attentes en raison de coûts supplémentaires.
«Notre base de conducteurs est à un niveau post-pandémie élevé et est plus engagée sur Uber que sur les autres plateformes. Il est important de noter que nous nous attendons à ce que cette tendance se poursuive sans investissements incitatifs supplémentaires significatifs», a déclaré le directeur général d’Uber, Dara Khosrowshahi.
«Uber a une base de revenus plus diversifiée, grâce à Uber Eats, mais les difficultés relevées par Lyft pourraient aussi toucher Uber, notamment du côté des coûts», estime toutefois Russ Mould, directeur des investissements chez AJ Bell.
L’action plonge
Au premier trimestre, Uber a enregistré un Ebitda (bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement) ajusté à 168 millions de dollars (159 millions d’euros), dépassant les attentes moyennes des analystes qui tablaient sur 132 millions de dollars, selon le consensus IBES de Refinitiv.
Toutefois, sur une base nette, la perte d’Uber au premier trimestre a bondi à 5,9 milliards de dollars, contre 108 millions de dollars un an plus tôt. Le groupe ayant perdu 5,6 milliards de dollars d’investissements dans des entreprises, notamment dans la société chinoise de covoiturage Didi Global.
Suite à ces annonces, l’action Uber perdait 10%, à 26,5 dollars, peu après l’ouverture de Wall Street.
Plus d'articles du même thème
-
L’IA va faire face à un durcissement des conditions de financement
Les projections d’investissements dans l’IA continuent d’augmenter et les besoins de financement aussi. Les investisseurs réclament une prime plus élevée. Si elle devenait trop haute, elle pourrait remettre en cause certains de ces investissements. Un risque scruté de près. -
Les banques françaises : peut-on imaginer Sisyphe heureux ?
La rechute des valorisations boursières des banques françaises depuis quelques semaines s'explique moins par la trajectoire de leurs revenus, relève Vivien Levy-Garboua, que par le niveau de leurs coûts, sensiblement plus élevés que ceux de leurs rivales. -
« La valorisation du CAC 40 devrait maintenir une décote persistante »
Joffrey Ouafqa, directeur des gestions pôle asset management d’Auris Gestion.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
- Les banques européennes chutent avec le rebond des taux souverains
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
EpitapheLa victoire de Raphaël Glucksmann signe-t-elle la mort du PS ?
En plébiscitant le leader de Place publique à plus de 66 %, les socialistes confient leur destin présidentiel à un homme qui n’est pas des leurs, comme une SFIO déclinante le fit avec François Mitterrand en 1965. Un dernier clou dans le cercueil laissé par Anne Hidalgo, ou le premier acte d’un nouvel Epinay ? -
Comment la colère lycéenne s'est répandue sur les réseaux sociaux
Portée par des incidents violents et une forte répression policière filmée sur TikTok, la grogne des lycéens, partie de Créteil, a embrasé la toile au détriment de leurs revendications initiales -
No man's landChez les lycéens aussi, l'étiquette macroniste rebute
Aucune organisation lycéenne n'assume une proximité avec le gouvernement ou les candidats issus du camp présidentiel, Gabriel Attal et Edouard Philippe. C'est qu'il est difficile d'exister dans un débat aussi polarisé dans les écoles qu'à la télé