Tokheim accueille le FSI pour donner un nouvel élan à sa croissance
Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) empile les opérations. Une semaine tout juste après avoir annoncé sa participation à l’augmentation de capital du papetier Sequana, le fonds dirigé par Jean-Yves Gilet s’invite au capital de Tokheim. Basée à Tremblay-en-France, la société fournit des produits et des solutions relatifs à la distribution de carburant (pompes à essence, systèmes de gestion, terminaux de paiement, etc...).
Le FSI a décidé d’apporter 50 millions d’euros, ce qui lui donnera une participation d’environ 25%. Le fonds Motion Equity Partners (MEP) - ex-Cognetas - qui a repris la majorité de Tokheim en 2005 à Axa Private Equity, réinvestit 30 millions d’euros. Son poids au capital passera de 85% à 65%. L'équipe de direction verra sa participation reculer de 15% à 10%.
«Le FSI a pris connaissance du dossier lorsque nous envisagions de céder notre participation. Compte tenu du contexte général particulièrement défavorable fin 2011, nous avons travaillé sur cette autre option permettant de déployer plus de fonds propres pour financer la croissance du groupe», explique à L’Agefi Cédric Rays, associé au sein de MEP. Sur les 80 millions d’euros récoltés, «40 millions permettront de financer des opérations de croissance externe sur les deux à trois prochaines années, dont un peu plus de la moitié (25 millions) proviendra de cash disponible en equity», poursuit Cédric Rays.
La société, qui a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de quelque 590 millions d’euros, bénéficie d’une bonne visibilité grâce à la signature de contrats de long terme et à son implantation sur des marchés en croissance (en Europe de l’Est notamment).
Parallèlement à la finalisation de ce tour de table, le refinancement de la dette a été bouclé hier matin avec un syndicat de huit banques (BNP Paribas, Société Générale, HSBC, Natixis, Mizuho, GE Capital, IKB Deutsche Industriebank et ING). Sous la forme d’un club deal, le refinancement s'élève à 180 millions d’euros. «L’opération permet de ramener le levier d’endettement à 3,6 fois l’Ebitda, un niveau très raisonnable, contre un peu plus de 4 fois avant l’opération et 5,5 fois lors du refinancement mi-2007», souligne Crédric Rays. La maturité de la dette est allongée jusqu’en 2019.
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