Theresa May prône une sortie du Marché unique
Dans un discours très attendu mardi midi prononcé à Lancaster House, la Première ministre britannique Theresa May a penché pour un Brexit «dur», sans employer l’expression. «Je veux être claire, ce que je propose ne peut signifier l’appartenance au Marché unique», a reconnu la dirigeante, en jugeant impossible pour le Royaume-Uni de respecter les quatre piliers de l’Union européenne. Londres ne cherchera pas non plus un statut de membre partiel ou associé à l’Union européenne, comme d’autres pays d’Europe, ni rien «qui nous laisserait à moitié en dedans, à moitié en dehors», a poursuivi Theresa May.
Le Royaume-Uni cherchera à négocier un nouvel accord commercial avec l’UE aussi favorable qu’aujourd’hui. Sur le front de la libre circulation des travailleurs, Theresa May promet de «garantir aussi vite que possible les droits des citoyens de l’UE qui vivent déjà en Grande-Bretagne». Mais elle se montre toujours avare de détails sur les contours précis d’un Brexit.
La locataire de Downing Street a également promis que l’accord négocié entre son pays et l’Union européenne serait soumis au vote du Parlement britannique. Une nouvelle qui peut expliquer la réaction favorable du sterling à ce discours. Le taux de change livre/dollar approchait les 1,23 vers 13h40, contre 1,215 avant la prise de parole de Theresa May.
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