SMCP réussit son entrée à la Bourse de Paris
Les investisseurs ont répondu présent pour la deuxième plus importante introduction à la Bourse de Paris cette année. Le groupe de mode SMCP, qui regroupe les marques Sandro, Maje et Claudie Pierlot, a annoncé hier le succès de son introduction en Bourse, au prix de 22 euros par action, en milieu de la fourchette de prix indicative initiale fixée entre 20 et 25 euros, pour un montant global de 541 millions d’euros. La première cotation du titre devrait intervenir aujourd’hui sur Euronext. La capitalisation boursière de SMCP atteint ainsi 1,7 milliard d’euros, pour une valeur d’entreprise de 2,01 milliards d’euros, en progression notable par rapport à la valorisation de 1,3 milliard d’euros retenue lors de la vente du groupe au chinois Shandong Ruyi l’an passé.
«Nous sommes très heureux du succès rencontré par l’introduction en bourse de SMCP», a déclaré Daniel Lalonde, directeur général de SMCP, dans un communiqué. «L’accueil très positif que nous avons reçu témoigne de la désirabilité de nos marques et de la confiance des investisseurs dans le modèle de développement et les perspectives de croissance de SMCP», ajoute-t-il. Le chiffre d’affaires a ainsi été multiplié par 4 entre 2010 et 2016, et le groupe compte accentuer son développement avec le produit de l’opération. SMCP, qui compte déjà une centaine de magasins en Chine, souhaite y multiplier sa présence par près de cinq au cours des prochaines années, tout en continuant à se développer en Amérique du Nord et dans le digital, passé de 3% des ventes en 2014 à 12% fin juin 2017.
L’opération doit également contribuer au désendettement du groupe. Son ratio d’endettement, déjà réduit de 3,1 à fin 2016 à 2,7 à la fin juin, passera sous les 2,2 suite à l’IPO. SMCP procédera au remboursement anticipé de ses obligations 2022 pour un montant principal de 100 millions d’euros, et au remboursement partiel de ses obligations 2023, pour 111,3 millions de principal. Shandong Ruyi utilisera le produit de ses cessions d’actions pour racheter les participations de ses co-investisseurs chinois, consolidant son contrôle sur le groupe. Selon si JPMorgan use ou non de son option de surallocation, Shandong Ruyi conservera entre 55,4% et 60,3% du capital. KKR a de son côté cédé le solde de sa participation, portant le flottant à 33,1%.
JPMorgan, Bank of America Merrill Lynch et KKR Capital Markets ont mené l’opération.
Plus d'articles du même thème
-
SpaceX obtient une bonne note auprès des agences de crédit
S&P, Moody's et Fitch ont toutes trois noté le fabricant de fusées, qui pourrait chercher à emprunter 20 milliards de dollars, dans la catégorie investment grade. -
SpaceX déploie son énorme force de frappe financière
Le groupe d'Elon Musk a confirmé le rachat pour 60 milliards de dollars de Cursor, spécialiste du codage par IA. Dans l'euphorie de sa cotation réussie, SpaceX dispose avec ses actions d'une monnaie d'échange à laquelle il est difficile de résister. Pour le moment. -
La fièvre des particuliers pour SpaceX ne retombe pas
Pour sa troisième séance de cotation au Nasdaq, mardi 16 juin, après une introduction en Bourse historique, la société créée par Elon Musk continuait de susciter les ardeurs des investisseurs, ses actions grimpant de plus de 13% en début de séance. Les investisseurs particuliers sont particulièrement actifs, selon les données collectées par Vanda Research.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
- L’assurabilité climatique refait surface dans l’agenda politique
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance–Afrique : la fin du pré carré ?
Lors du sommet Afrique-France « Africa Forward » à Nairobi en mai dernier, le président Macron a affirmé que l’ère du pré carré français en Afrique était terminée, « depuis 2017 c’est fini », s’attribuant en quelque sorte cet état de fait. -
Un train de retardPourquoi les trains et réseau ferré de la SNCF sont peu adaptés aux chaleurs extrêmes
La vague de chaleur qui s’abat sur la France met en lumière l’inadaptation d’une partie du réseau ferré, dont la régénération est au cœur d’une future loi-cadre qui peine à être examinée. -
Tribune libreAnthropic, Starlink... : la souveraineté, c’est la règle, pas le pavillon
Depuis Bodin, la souveraineté désigne moins l’autosuffisance que la capacité de fixer la loi et de la faire respecter