Réforme du marché de l'électricité : l’usine Europe marque des points précieux

L’accord conclu entre les Etats membres est dépeint, non seulement comme un moyen de limiter de nouvelles poussées des prix, mais aussi en tant que réponse de l’UE aux plans de subventions industrielles déployés par Pékin et Washington.
A Bruxelles
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Les Vingt-Sept sont finalement parvenus à un accord, mardi 17 octobre, lors du Conseil européen sur l'énergie  -  Photo European Union

C’était fin 2021, et l’idée avait tout d’un vœu pieux. La France et l’Espagne commençaient à prêcher, dans un quasi-désert, en faveur d’une refonte du marché européen de l'électricité. Arguant du besoin de «découpler» le prix de l’électricité de celui du gaz, Paris et Madrid étaient en particulier vues comme d’incorrigibles démagogues par les capitales du Nord de l’Europe. Pourquoi remettre en cause un système interconnecté ayant fait ses preuves - en évitant les phénomènes de black-out sur le réseau européen, et en y garantissant des prix plutôt bas - pour répondre à une poussée des prix de l’énergie que l’on jugeait alors temporaire ? Deux ans plus tard, mardi 17 octobre, ladite réforme a été approuvée par presque tous les Etats membres de l’UE - la Hongrie exceptée. Entre-temps, le déclenchement de la guerre en Ukraine, qui a inscrit l’inflation énergétique dans la durée, a largement fait bouger les lignes à Bruxelles. L’onde de choc de l’Inflation Reduction Act (IRA) des Etats-Unis, ce plan de subventions massives en faveur de l’industrie verte américaine, redoublant la menace sur la compétitivité de l’usine Europe, a achevé de convaincre de la nécessité d’un tel projet.

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