Réflexions sur la réforme fiscale des Etats-Unis
Christian Parisot, chief economist, head of global research, Aurel BGC
Réforme fiscale et anticipations d’inflation, c’est la clé. Le niveau actuel de valorisation de Wall Street intègre en partie un espoir de baisse d’impôt sur les sociétés. Mais il est difficile d’anticiper un bear market si cette réforme venait à échouer. Du côté du marché obligataire, les investisseurs sont perplexes quant à l’impact sur l’économie. Par exemple, la réduction de l’impôt sur les bénéfices des sociétés améliore la rentabilité du capital et donc devrait relancer l’investissement. La croissance serait alors plus forte mais les capacités d’offre augmenteraient : la croissance potentielle serait plus élevée, un élément non inflationniste. Toutefois, si les entreprises n’investissent pas plus, en partie parce qu’elles manquent de « capital humain », alors elles verseront ce cadeau fiscal à leurs actionnaires. Dans cette hypothèse, la baisse de l’IS profiterait essentiellement au revenu des ménages. Dans ce cas, entre les baisses d’impôt sur le revenus et la hausse des dividendes, l’impact de cette réforme fiscale serait essentiellement sur la consommation. Les programmes de rachats d’actions pourraient avoir un impact sur la valorisation de Wall Street et se transmettre, éventuellement, sur la consommation, via un « effet richesse ».
Plus d'articles du même thème
-
L’Italie veut instaurer l'exit tax pour retenir les millionnaires
Calquée sur le modèle français avec quelques nuances, la proposition de taxe concerne les titulaires d’un patrimoine financier supérieur à 800.000 euros qui seraient tentés par un départ de la Botte. -
Réductions de capital avec rachat de titres : l’étau fiscal se resserre
Longtemps traitées avec une relative neutralité fiscale, les réductions de capital font l'objet d'un durcissement fiscal progressif, analysent dans une tribune pour l'Agefi Christine Daric, associée, et Thomas Poiret, counsel, chez BCLP. -
Le Premier ministre britannique joue la prudence pour son premier budget
Quelques mesures de soutien aux ménages et de légères hausses d’impôts permettront de dégager une petite souplesse budgétaire mais les grandes décisions, portant sur la protection sociale ou le financement de la défense, sont repoussées à plus tard.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Immobilier : la baisse des prix ne suffit pas à compenser la hausse des taux
L'envie d’acheter n’a pas disparu. Pourtant, accéder à la propriété semble aujourd’hui plus difficile que pour les générations précédentes. Qu’attendre du marché immobilier, que vous soyez acheteur ou vendeur ? -
Tribune libreOlivier Babeau et Jean-Claude Bourrelier : « Le travail doit à nouveau payer »
Ne demandons pas aux Français de travailler davantage pour gagner peu. Pour redresser la France, commençons par une évidence : que le travail paie de nouveau -
Seine colèreQuand François Bayrou a fait le forcing pour occuper un hôtel particulier aux Invalides
Nommé en 2020 à la tête du Haut-Commissariat au Plan, le centriste, qui a toujours alerté sur les dangers de la dette et des déficits publics, a fait stopper la vente d'un hôtel particulier parisien par l'Etat pour s'offrir des salons d'apparat