Les acteurs européens ont profité des taux bas en 2016, pour émettre 16,9 milliards d’euros de dette pour 41 opérations, contre 19,3 milliards en 2015, selon une étude de Standard & Poor’s
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Si les taux bas pèsent sur la rentabilité des assureurs, ils baissent aussi leurs coûts de financement. Les acteurs européens en ont profité en 2016, avec 16,9 milliards d’euros d’émissions de dette pour 41 opérations, contre 19,3 milliards en 2015, selon une étude de Standard & Poor’s (S&P) publiée le 26 janvier.
Les prix restent plus volatiles et les spreads (écarts de taux) plus élevés que dans les autres secteurs, car «les investisseurs interrogent la viabilité du modèle économique des assureurs dans l’environnement persistant de taux bas, surtout en assurance vie». La moitié des émissions a servi au refinancement, le reste à des objectifs opérationnels ou à l’amélioration de la structure capitalistique.
En 2017, les volumes devraient être équivalents ou légèrement inférieurs, présage S&P, car la majorité des remboursements anticipés (call) de 2017 ont déjà été anticipés. A long terme, les choses se compliquent encore. De gros volumes de dette ont un call en 2022, 2024 et 2025. Car beaucoup d’assureurs avaient émis juste avant l’entrée en vigueur des normes de Solvabilité 2, le 17 janvier 2015, pour tirer parti de la règle de grandfathering (clause d’antériorité, ndlr) qui permet d’inclure à 100% les anciennes dettes Tier 1 dans les fonds propres Tier 1, jusqu’à fin décembre 2025.
Le nouveau président de la Fed a annoncé jeudi la liste des responsables des cinq groupes de travail chargés d’examiner une nouvelle approche de la banque centrale sur les aspects clés de sa politique monétaire. Dont Mervyn King, ancien gouverneur de la BoE, et l'investisseur Marc Andreessen.
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