Paris Orléans affiche une perte semestrielle en raison d’exceptionnels

La holding du groupe Rothschild pâtit notamment d’une nouvelle dépréciation de sa participation dans la Banque Privée Edmond de Rothschild
Amélie Laurin

Pour son premier semestre 2013-2014, clos fin septembre, Paris Orléans a publié hier soir une perte nette de 13 millions d’euros, contre 33 millions de profits un an plus tôt. Si ses revenus baissent de 2,2%, à 493 millions, la holding cotée du groupe de David de Rothschild accuse plusieurs éléments comptables négatifs. Elle a notamment déprécié pour 22 millions d’euros sa participation de 8,4% dans la Banque Privée Edmond de Rothschild (BPER), l’établissement coté genevois de la branche cousine de la famille, présidée par Benjamin de Rothschild.

Au cours de l’exercice 2012-2013, Paris Orléans avait déjà revu à la baisse la valeur de ces titres, à hauteur 46 millions d’euros. «Cela reflète la tempête terrible que subit le modèle de la banque privée en Suisse», explique une source proche du groupe, en allusion à la remise en cause du secret bancaire. Paris Orléans n’aurait «pas de projet à l’étude» pour revoir ses liens avec le groupe Edmond de Rothschild, mais «si semestre après semestre la BPER plombe les comptes, il faudra regarder si elle a atteint le creux de la vague, ou pas encore», poursuit la source.

Les comptes de Paris Orléans sont aussi affectés par une charge de 16 millions d’euros liée à la consolidation différée de Rothschild Continuation Holdings. L’entité suisso-britannique affichait en effet des pertes l’an dernier, au moment de la réorganisation du groupe autour de ses piliers de Paris et Londres. Enfin le semestre est marqué par une charge exceptionnelle relative au changement du taux de l’impôt sur les sociétés au Royaume-Uni.

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