PAI Partners avance dans la collecte de son sixième fonds de LBO
PAI Partners confirme sa normalisation, après la crise qu’il a traversée en 2009. La société de gestion de fonds de LBO a recueilli 1,4 milliard d’euros d’engagements de la part d’investisseurs dans le cadre de la collecte de son nouveau fonds, PAI Partners Europe VI. PAI Partners n’a pas répondu aux sollicitations de L’Agefi, mais l’information, publiée initialement sur le site internet du Financial Times, a été confirmée de bonne source.
Outre les propres associés de la firme française, on compte parmi les investisseurs BNP Paribas, sa maison-mère jusqu’en 2002. Le fonds a vocation à investir un ticket moyen de 300 millions d’euros dans 8 à 12 sociétés.
Lionel Zinsou, son président, avait annoncé en juillet 2012 le prochain démarrage de la promotion du véhicule, avec un objectif de 3 milliards d’euros. Le fonds de génération précédente, lancé en 2008, avait finalement réuni 2,7 milliards d’euros après que son objectif eut été réduit de moitié en 2009, dans le sillage de l’éviction de ses deux dirigeants historiques Dominique Mégret et Bertrand Meunier. Cette décision avait provoqué l’ire de certains investisseurs et l’activation de la clause dite de l’homme clé, qui leur avait permis de réduire leur engagement. Ce qui a conduit à la profonde cure d’amaigrissement du fonds V.
De nombreux professionnels voyaient dans cette mésaventure un chant du cygne pour PAI Partners, alors que depuis la crise financière, les investisseurs sont plus sélectifs dans l’allocation de leurs ressources dévolues au non-coté.
Force est de constater que des institutions sont prêtes à refaire confiance au gestionnaire. Toutefois, ce premier closing a été conclu à un train de sénateur, puisqu’il a été atteint en plus d’un an. Etant donné qu’il reste encore la moitié du chemin à parcourir, la durée totale de la collecte sera probablement assez longue. A la décharge de la société, les délais se sont considérablement allongés depuis plusieurs années, eu égard aux exigences croissantes des investisseurs. Mais PAI Partners paye sans doute également ses ennuis passés.
Le groupe a néanmoins été actif en 2012-2013, réalisant plusieurs cessions à des conditions avantageuses, comme l’atteste ses sorties partielles d’Atos et de United Biscuits. Il a par ailleurs acquis R&R Ice Cream, ADB et IPH France.
Plus d'articles du même thème
-
Boeing n’a pas surmonté tous ses obstacles dans l’aviation civile
S’il a réduit son endettement net à fin septembre, le groupe aéronautique peine toujours à augmenter le rythme de production de ses appareils monocouloirs 737 Max. -
Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
Dans le sillage de la hausse collective accordée par BNP Paribas à la plupart de ses salariés, les banques régionales de la banque verte se montrent nettement plus généreuses que l’an dernier. -
Dans la tech, la dette ne s'envole pas chez tout le monde
Alors que la course à l’intelligence artificielle fait rage, la plupart des géants de la tech empruntent comme jamais dans leur histoire pour financer des investissements mirobolants. Par choix ou grâce à leur modèle, certains se montrent toutefois moins dispendieux.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
- La croissance d'Hermès ralentit et son titre plonge
Contenu de nos partenaires
-
Tout est pardonnéIran : les puissances régionales se débrouillent sans Donald Trump
De hauts représentants de l'Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie se sont rendus ensemble à Téhéran pour dialoguer directement et ouvertement avec le régime iranien -
MitigéFrance 2030 : trop de subventions, pas assez de stratégie d'après la Cour des comptes
Les magistrats de la rue Cambon saluent la rapidité d'exécution du plan massif d'investissement en cours de déploiement, mais soulignent aussi ses défauts stratégiques -
Mauvais endroit, mauvais momentLoi casseurs-payeurs : la fin de l'impunité ?
Responsabilité collective, sanctions sur les prestations sociales, contrôle des contenus en ligne : la loi, examinée au Sénat, promet fermeté et autorité. Mais elle bouscule aussi la liberté de manifester