PAI finance le rachat de R&R Ice Cream sur les marchés obligataires
Le fonds reprend sans dette bancaire le glacier britannique auprès d’Oaktree pour environ 820 millions d’euros, soit 7,5 fois l’Ebitda pro forma
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Amélie Laurin
Comme aux grandes heures des LBO (financements par effet de levier), PAI Partners va en partie financer le rachat de R&R Ice Cream, annoncé hier, par une émission de dette à haut rendement. Sa cible va émettre 253 millions d’euros à cinq ans sous forme de titres avec option de paiement différé (senior PIK toggle notes). Ce mécanisme permet de préserver les cash-flows de l’entreprise britannique dans les creux de cycle et ou lors d’acquisitions, à commencer par celle de son compatriote Frederick Dairies, bouclée il y a quelques semaines.
Revers de la médaille, il lui impose dans ce cas de payer de coupons plus élevés. Cette tranche sera subordonnée à la dette senior à échéance 2017 émise il y a deux ans, et son taux sera supérieur aux 8,375% servis alors, explique une source proche de PAI. Le placement, mené par Barclays et Credit Suisse, devrait être noté CCC+ par Standard & Poor’s.
PAI, qui s’est déjà illustré dans l’agroalimentaire avec Yoplait et United Biscuits, financera le reste de l’opération R&R sur fonds propres, sans dette bancaire. D’après nos calculs, le fonds français fait un pari d’environ 820 millions d’euros, soit 11 fois l’Ebitda 2012 (73,8 millions d’euros) ou 7,5 fois l’Ebitda pro forma. Oaktree Capital Management en voulait initialement un milliard.
Selon des documents destinés aux porteurs obligataires de R&R, «le prix d’acquisition devrait atteindre 460 millions, plus la dette». A fin décembre, cette dernière s’élevait à 362 millions d’euros. Grâce à une politique active de croissance externe, les revenus de R&R Ice Cream ont grimpé de 50% depuis 2010, à 600 millions d’euros, mais le groupe a aussi creusé ses frais financiers, qui ont atteint 60 millions l’an dernier.
Depuis son rachat par Oaktree en 2006, Richmond Foods a fusionné avec l’allemand Roncadin pour former R&R, puis il a absorbé les français Rolland et Pilpa, Durigon en Allemagne et Eskigel en Italie. Ses onze sites au Royaume-Uni et en Europe continentale produisent des crèmes glacées en marque blanche pour la grande distribution (Carrefour, Tesco, etc.) et de confiseurs (Oreo, Carambar, etc.).
Avant de croître en dehors de la région, «R&R vise des cibles européennes à court terme», explique la source. Numéro deux en Europe, derrière Unilever, le groupe y réalise encore quasiment 100 % de son chiffre d’affaires.
La guerre au Moyen-Orient a moins affecté que prévu la production du pétrolier alors que la hausse du cours du brut continue à porter ses résultats. Les performances s'annoncent en repli dans le gaz mais en forte progression dans le raffinage-pétrochimie et dans le trading.
Hybrider assurance paramétrique et indemnitaire représente une piste sérieuse pour faire évoluer les modèles assurantiels face à l’accroissement exponentiel des sinistres climatiques.
Les anticipations d’inflation à long terme des ménages japonais ont atteint un plus haut depuis 2006. Mais on sait que ces anticipations montent le plus souvent avec le constat de la hausse des prix au quotidien, notamment des prix de l’énergie et de l’alimentation. Le débat reste ouvert sur l’évolution des prix au Japon à long terme.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
La commission d’enquête parlementaire visant à cartographier les « dépendances numériques » de la France a rendu ses conclusions. Elle suggère notamment que l’État prenne des parts dans plusieurs entreprises du secteur.
Selon une note du Haut-commissariat au plan publiée ce jeudi, à politique constante, le déficit public de la France atteindrait 6,2 % en 2035, puis 8,3 % en 2050
Contre l'inertie des responsables politiques liée au poids des retraités, Jonas Haddad appelle à « ouvrir les vrais débats » en 2027 : fiscalité des actifs, rapprochement du salaire brut et du salaire net et capitalisation