Nomura redresse la barre dans ses activités de marché en Europe
Nous ne voulons pas tout faire pour tout le monde». De passage à Paris, Steve Ashley, patron des marchés mondiaux chez Nomura depuis décembre 2012, résume bien le changement survenu au sein de la banque japonaise depuis le rachat des activités de Lehman Brothers en Europe et en Asie fin 2008. Confronté à la crise, le groupe avait vite revu ses ambitions mondiales à la baisse. La restructuration au long cours de ses activités de marchés a culminé en 2012 avec deux décisions: le rapprochement des métiers de taux, que dirigeait Steve Ashley, et des actions, sous la bannière global markets, et l’absorption par son courtier Instinet des services d’exécution actions hérités de Lehman.
Le groupe s’est concentré sur certains métiers (trading de taux, dérivés, dette souveraine, etc.) , ou certains secteurs pour la recherche actions.
Profitable dans le fixed income mais à la peine sur les actions hors Japon, le groupe a redressé la barre. «La rentabilité de l’activité global markets en Europe a été sensiblement améliorée» ces deux dernières années, souligne Steve Ashley. Servie par la bonne tenue des actions, notamment au Japon, la division marchés a fait passer de 5,1% à 5,4% sa part des revenus mondiaux du secteur entre le premier et le quatrième trimestre 2013, et de 3,8% à 5,3% dans le fixed income.
En France, l’activité du pôle provient à 62% du fixed income et à 38% des actions (moitié cash et moitié dérivés). Les marchés emploient une trentaine de collaborateurs, sur un effectif d’un millier en Europe et de 3.500 dans le monde. «La France représente une part capitale de notre activité en Europe continentale», indique Steve Ashley.
Le redressement de la banque japonaise a aussi engendré un cercle vertueux. «Fitch a relevé la note du groupe à A- en septembre dernier. Cela nous a permis de retrouver des lignes de crédit et de redevenir compétitifs dans les activités de flux sur produits dérivés», explique Steve Ashley. Il reste encore au groupe à convaincre Moodys’ de relever sa note, aujourd’hui à Baa3, un cran au-dessus de la catégorie junk.
En renonçant à jouer les égaux de Citi ou JPMorgan sur les marchés, Nomura estime enfin avoir gagné en souplesse. «Nous voyons dans les évolutions réglementaires une opportunité de faire croître notre part de marché. Nous ne sommes pas handicapés par les gros portefeuilles d’actifs non stratégiques (legacy assets) qu’ont certains de nos concurrents», indique Steve Ashley.
Plus d'articles du même thème
-
Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
En tenant compte des provisions déjà prises sur ce dossier, la décision du tribunal affectera les comptes trimestriels du réassureur à hauteur de 50 millions d'euros. -
Fygr change de nom et part à la conquête des ETI
La fintech spécialisée dans la gestion de trésorerie devient Okimia. Elle lance deux nouveaux modules autour des paiements et des placements de trésorerie excédentaire. -
BlackRock gère 60 milliards d'euros en France
Cette année, BlackRock célèbre ses vingt ans de présence en France. « Un moment important pour nous », a souligné Estelle Castres, directrice générale de BlackRock France, lors d’une rencontre avec la presse. L’occasion de dresser un bilan.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
Contenu de nos partenaires
-
Finances royales : au Royaume-Uni, Charles III mise sur la transparence et révèle un impôt record
Premier monarque britannique à dévoiler publiquement sa contribution fiscale, Charles III a révélé avoir acquitté plus de 30 millions de livres d'impôts depuis son accession au trône en septembre 2022, soit environ 35 millions d'euros -
CarrièreDéconnecter, une mesure de sauvegarde pour nos cerveaux
L’Observatoire B2V des mémoires, cet organisme créé par le Groupe de protection sociale B2V, pour explorer la mémoire et le fonctionnement de nos cerveaux et vulgariser l'information scientifique, nous rappelle pourquoi il est vraiment nécessaire de faire une pause -
CarrièreTrois conseils de l’Apec pour entretenir son employabilité
Et si après 45 ans, votre meilleur atout… c’était vous (mais un peu version 2.0) ?