NexKap propose aux entreprises le refinancement à la carte de leurs créances
Appelée à la rescousse pour financer les PME, la titrisation a jusqu’ici été conçue avec des prêts pour sous-jacents. NexKap innove avec une solution internet portant sur les créances commerciales des entreprises.
A l’heure où les délais de paiement s’étirent, la start-up fondée l’an dernier par Cédric Teissier et Arthur de Catheu - ex-créateurs de la place de marché électronique dédiée aux fonds de private equity Palico - rencontre une bonne écoute: elle vient de lever 900.000 euros pour son fonctionnement auprès d’investisseurs connus du web et de la gestion d’actifs, ainsi que de Renaud Dutreil, ex-ministre du Commerce et des PME. Déjà, 70 PME et TPE se sont enregistrées en vue de l’utiliser dès septembre, où aura lieu son lancement commercial.
En pratique, le service apporté correspond à une version simplifiée et assouplie de l’affacturage, NexKap proposant de refinancer les factures unitaires que les entreprises décident de lui présenter, au fur et à mesure de leurs besoins. Une capacité d’analyse approfondie lui permet d’accepter un spectre très large de créances et d'éviter de réclamer tout un portefeuille.
Le service repose en effet sur un système d’évaluation d’entreprises nourri par les bases de données d’Altares – Dun & Bradstreet. A partir de là, l’équipe a développé des algorithmes mesurant tant la solvabilité des entreprises que les impayés de créances. «Il s’agit des premiers algorithmes développés sur ce sujet, les probabilités d’impayés répartissant les entreprises en 10 déciles, affirme Cédric Teissier, directeur général de NexKap. De là découle la part des factures qui doivent être assurées si nous décidons de les financer.»
Le refinancement s’effectue via une structure de fonds commun de titrisation (FCT) qui émettra des parts, non notées pour commencer. Les investisseurs miseront donc sur des créances mutualisées, via des financements senior à un an avec un rendement d’Euribor plus 200 points de base pour 80% des encours.
Le financement portera au départ sur un volume de 50 millions – un montant d’ores et déjà dépassé par les demandes de participation des bailleurs de fonds -, l’idée étant de faire monter progressivement en puissance un outil qui doit asseoir sa crédibilité par un parcours sans accroc. Il commencera donc par financer une centaine de PME cette année, et 700 l’an prochain.
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