Natixis SA pourrait supprimer jusqu’à 10% de ses effectifs en France

Les 700 départs volontaires annoncés toucheront un périmètre de 6.900 personnes, la moitié de l’effectif de la banque dans l’Hexagone
Amélie Laurin
Photo: PHB
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Les syndicats ne s’attendaient pas à des annonces si rapides. Un mois après la signature d’un accord cadre sur l’emploi, la direction de Natixis leur a dévoilé lundi la possible suppression de 700 postes «bruts» en France, d’ici à fin 2015. En parallèle, la filiale de BPCE s’engage à «une stabilité des effectifs de Natixis au niveau mondial autour de 15.500 collaborateurs», précise son communiqué d’hier.

Ce qu’elle ne dit pas, c’est que les 700 départs volontaires (mobilités et congés de fin de carrière en priorité) toucheront uniquement Natixis SA qui comptait 6.900 personnes en France en 2012, sur les 14.000 salariés locaux de la banque et ses filiales. «Plus de 10% des effectifs de Natixis SA sont concernés mais la direction reste muette sur la justification économique de ce plan et ses conséquences sur les conditions de travail», s’insurge la CGT, qui craint des licenciements in fine et rappelle les «2 milliards de dividende exceptionnel» versés aux actionnaires cette année. «Les évolutions réglementaires ne peuvent justifier l’ampleur de ce plan », renchérit Nicolas Getti, délégué syndical national Unsa, qui redoute «l’externalisation d’activités».

Les entités qui perdront une partie de leurs équipes sont la banque de grande clientèle, les fonctions support, EuroTitres et l’agence centrale rue Montmartre. Sont exclus le reste des services financiers spécialisés (crédit conso, paiements...) qui devraient croître, et le pôle épargne (gestion, assurance, etc.) voué à rester stable en France, détaille le SNB.

En BFI, les effectifs nationaux baisseront sans surprise dans le courtage actions, mais aussi dans les dérivés actions. Le suivi des grands clients, la banque transactionnelle (gestion de trésorerie, etc.), la recherche, le secrétariat général et les opérations paieront aussi leur écot, mais pas les financements structurés et le fixed income. Côté supports, la communication, les finances, les ressources humaines, les risques et les systèmes d’information seront touchés. Les syndicats s’inquiètent enfin pour le site de Caen d’EuroTitres et pour les salariés de l’agence centrale, qui devrait fermer pour héberger à l’avenir la Banque Privée 1818 selon le SNB/CFE-CGC.

La répartition des suppressions de postes par métier sera annoncée le 18 novembre mais les élus attendent des réponses dès le comité du groupe BPCE, le 31 octobre. Le plan stratégique de BPCE sera dévoilé publiquement le 12 novembre, celui de Natixis le 14.

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