Natixis progresse en matière de baisse de ses actifs pondérés
BPCE et Natixis présenteront tous deux leurs résultats aujourd’hui après la clôture de la Bourse. La filiale cotée du groupe mutualiste devrait en particulier dégager un bénéfice net trimestriel de 340 millions d’euros, en hausse de 27% sur un an selon le consensus Reuters. Comme pour les autres banques françaises, les investisseurs attendent des précisions sur l’impact des nouvelles règles Bâle 3, en particulier dans la banque d’investissement. Mais Natixis devrait aussi afficher des progrès en matière de réduction des actifs pondérés du risque.
La cession du portefeuille de corrélation de la banque, dévoilée cet été, a en effet été bouclée à la rentrée. Elle s’avérait d’autant plus nécessaire que les nouvelles règles de solvabilité vont faire exploser les exigences de fonds propres pour ce type d’activités. Ce délestage devrait réduire au second semestre de plus 10 milliards d’euros les actifs pondérés par le risque (RWA) du groupe, qui s’élevaient à 139 milliards à fin juin en incluant une inflation transitoire de 4,2 milliards liée à cette même opération de cession.
Mais Natixis a également modifié sur le trimestre sa méthode de calcul de ses encours de crédit sous Bâle 2. Avec la bénédiction de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), le groupe est passé de l’approche standard à l’approche avancée. Celle-ci repose sur des modèles internes de notation plus fins que ceux des agences et est mieux traitée par les régulateurs. Ce changement devrait lui permettre d’abaisser ses encours moyens pondérés d’une bonne dizaine de milliards d’euros à fin septembre 2010. En prenant en compte ces différentes évolutions, «le ratio equity tier one de Natixis pourrait bondir d’environ 110 points de base d’un trimestre à l’autre, à 9,3%», estiment les analystes actions de Credit Suisse.
A l’échelon de BPCE, ces changements de méthode doivent aussi permettre de diminuer les RWA et libérer du capital l’an prochain. Le groupe veut qu’avant fin 2011, la banque de détail des Caisses d’Epargne puisse évaluer ses risques de crédit en approche avancée. Il relance ainsi un projet qui avait déjà mobilisé les équipes de l’Ecureuil en 2008 et début 2009. La Commission bancaire avait alors refusé d’homologuer le système de notation interne (L’Agefi du 27 avril 2009), qui aurait pu faire économiser à la banque près de 2 milliards d’euros de fonds propres.
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