Natixis poursuit son recentrage en lançant la mise en Bourse de Coface
Pour Coface, le compte à rebours a commencé. L’assureur crédit, filiale de Natixis, tient aujourd’hui une réunion avec les analystes financiers qui donne le coup d’envoi à son processus de mise en Bourse. Une IPO que sa maison-mère entend mener d’ici à fin juin si les marchés actions le permettent. Hier soir, François Pérol, président de BPCE, et Laurent Mignon, directeur général de Natixis, ont confirmé leur volonté de coter une participation «de 40% à 50%, mais qui pourrait aller au-delà». Les résultats du premier trimestre, avec une baisse du ratio de sinistres sur primes à 52,3% de l’assureur, «sont la traduction dans les chiffres des efforts menés par la Coface», souligne Laurent Mignon.
Natixis va ainsi se délester d’une participation considérée comme non stratégique depuis 2009. Autre héritage du passé sur le point d’être soldé, la GAPC, où sont cantonnés les portefeuilles d’actifs structurés ou dérivés de taux, va être fermée au cours de ce trimestre. La banque a signé le 5 mai la cession à des fonds d’investissement américains des portefeuilles résiduels, soit 1,3 milliard de dollars d’actifs représentant 2,7 milliards d’euros de risques pondérés avant garantie.
La filiale de BPCE, dont le résultat net récurrent progresse de 8% sur un an à 304 millions d’euros, voit ainsi son profil évoluer. Le poids du pôle épargne dans le produit net bancaire est passé de 32% à 38%, avec des revenus en hausse de 18% à 647 millions d’euros, pro forma de l’intégration de BPCE Assurances, et en attendant l’issue du dossier CNP, avec qui «les discussions sont engagées depuis un certain nombre de semaines», selon François Pérol.
En gestion d’actifs, les encours sont passés de 629 à 653 milliards d’euros sur le trimestre, grâce à une collecte de 8,6 milliards d’euros réalisée à 70% sur la clientèle de particuliers aux Etats-Unis. «On commence à sentir un frémissement en Europe, indique Laurent Mignon. Sur les produits d’épargne longue en obligations et actions, la collecte est positive au premier trimestre, alors que nous enregistrons un milliard d’euros de décollecte sur le monétaire».
La banque de grande clientèle, ex-BFI, reste le premier pôle de Natixis, avec un PNB stable à 727 millions. Comme ses concurrents, le groupe a souffert dans ses métiers de taux (-18% sur un an) mais progresse dans les financements structurés (+18%) et les métiers actions (+16%), où il développe une activité de produits dérivés pour les banques privées.
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