Montefiore Investment prévoit de dépasser son objectif de levée de fonds
A l’heure où nombre de fonds peinent à lever des capitaux, Montefiore Investment (Montefiore) a atteint en l’espace de quatre à cinq mois l’objectif visé de 180 millions d’euros pour son véhicule de troisième génération. La performance de la société, qui cible des entreprises françaises dont la valeur d’entreprise est comprise entre 30 et 150 millions d’euros, tranche avec celle du secteur, la période moyenne d’une levée de fonds au niveau mondial s’établissant à 16,7 mois, selon des données Preqin datant de juillet.
«La plupart des levées de fonds axés exclusivement sur la France ont été repoussées ou annulées, dans un contexte d’attentisme des investisseurs privés français lié aux élections présidentielles et de défiance des institutionnels internationaux à l’égard de la France et plus globalement de l’Europe», explique à L’Agefi Eric Bismuth, président de Montefiore.
La société dispose toutefois d’arguments lui ayant permis de faire la différence. Durant la crise, «nous avons su montrer notre résistance. L’activité de nos sociétés en portefeuille a crû en moyenne de 15% par an, tant sur la période 2005-2008 que 2008-2012. Le taux de rendement interne brut moyen de nos investissements sur nos deux précédents fonds s’élève à environ 30%», souligne le dirigeant.
Dans ce contexte, Montefiore a décidé de laisser ouverte la souscription de son dernier fonds. «Nous pensons atteindre entre 200 et 220 millions d’euros lors du bouclage final, prévu à l’automne», estime Eric Bismuth. Ce fonds succédera à un premier véhicule de 40 millions d’euros et à un deuxième fonds, qui sera investi à plus de 80% à la suite de la finalisation de l’investissement dans Demos, de 120 millions d’euros.
Alors que les investisseurs tendent de plus en plus à rapatrier leurs capitaux sur leur marché domestique, un courant inverse est observable chez Montefiore. Si les capitaux du premier fonds ont été intégralement apportés par des investisseurs français, cette part est tombée à 65% pour le deuxième fonds et devrait s’élevait entre 40 et 50 % sur le troisième. La part des institutionnels, absents du premier fonds, s’élevait à 50% pour le deuxième et devrait avoisiner 75% sur le dernier. «Nous avons désormais un bon historique de performance, qui nous a permis d’accroître notre notoriété», estime Eric Bismuth.
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