Michel Paris monte en première ligne chez PAI Partners
Lionel Zinsou se jette dans le grand bain de la politique. Le président du comité exécutif (CEO) de PAI Partners quittera son poste le 1er juillet pour devenir le Premier ministre du Bénin, sur les traces de son oncle Emile-Derlin Zinsou, qui fut un éphémère président de la République du Dahomey (l’actuel Bénin) de 1968 à 1969. Selon la presse béninoise, le président Boni Yahi a présenté Lionel Zinsou, qui possède la double nationalité franco-béninoise, comme son dauphin lors d’une rencontre avec François Hollande il y a une dizaine de jours. Le prochain scrutin présidentiel est prévu en février 2016.
C’est donc avec quelques mois d’avance sur le calendrier prévu que la succession prend forme chez PAI Partners, avec quelques ajustements. Michel Paris va succéder à Lionel Zinsou au poste de CEO, tandis que ce dernier prendra la vice-présidence du conseil de surveillance, Amaury de Sèze conservant la présidence. Plus de cinq ans après une crise de gouvernance qui avait contraint PAI Partners à réduire de moitié la taille de son cinquième fonds (à 2,7 milliards d’euros), Lionel Zinsou prend du champ dans un climat plus serein. La société a bouclé en mars dernier son fonds VI à hauteur de 3,3 milliards d’euros, soit 300 millions d’euros de plus que son objectif initial.
Michel Paris va cumuler les fonctions de CEO et de directeur du comité d’investissement. Un directeur général délégué sera nommé pour satisfaire aux exigences du régulateur. L'équipe de PAI Partners doit toujours faire face à des conditions de marché contrastées : très bonnes pour les sorties et difficiles à l’achat. Des conditions qui ne devraient pas évoluer sur les douze prochains mois. «On doit maintenir un certain rythme d’investissement tout en continuant à être prudent en termes de valorisation», estime Michel Paris, qui souligne le dynamisme des introductions en Bourse, à l’exception notable du deal Douglas/CVC.
Sur le plan des sorties, PAI Partners travaillerait notamment sur les dossiers Swissport (assistance au sol dans les aéroports) et Hunkemöller (distribution de lingerie). Selon des informations de presse, la société compterait tirer 3,5 milliards d’euros de la vente de Swissport et 550 millions d’euros de celle de Hunkemöller.
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