Médi-Partenaires émet sur les marchés pour abaisser le coût de sa dette
Médi-Partenaires est à l’offensive sur le marché obligataire. Le troisième opérateur privé de santé en France, contrôlé par LBO France depuis 2007, a en effet annoncé jeudi dernier le lancement d’une émission de dette senior sécurisée high yield d’échéance 2020 pour un montant de 385 millions d’euros. Des titres qui pourraient être notés B3 par Moody’s, soit six crans en deçà de la catégorie investissement. Credit Suisse, Crédit Agricole et Natixis, les teneurs de livres de l’opération, ont entamé le 25 avril une tournée des investisseurs pour un placement espéré cette semaine.
«Le produit de ces titres sera utilisé, si l’opération est concluante, pour refinancer une partie des financements actuels seniors et subordonnés fournis par les actionnaires, et pour concrétiser des opérations d’acquisitions sélectives», précise la société dans son communiqué. Dans le détail, le placement doit permettre de rembourser un reliquat de 71 millions d’euros de dette senior et surtout 236 millions de dette mezzanine. Un dividende de 60 millions sera rendu aux actionnaires, un nouveau signe que les dividend recaps (remontée de cash financée par la dette) ont le vent en poupe.
Selon une source proche, avec des échéances à 2015 largement gérables, Médi-Partenaires espère surtout abaisser le coût de sa dette. Le groupe de cliniques vient de céder les murs de cinq établissements de santé auprès d’Icade Santé pour un montant de 106 millions d’euros, ainsi que les murs et l’exploitation de Clinique Les Sorbiers à Orpea pour un montant non divulgué. Il comptait utiliser cette manne pour rembourser par anticipation sa dette subordonnée.
Mais sa demande de waiver (clause dérogatoire) n’a recueilli que 64% d’avis favorable alors que le seuil des deux tiers était requis. La société, qui affiche à ce jour 74 millions de trésorerie, a donc remboursé en priorité le gros de sa dette senior, moins chère, et se retrouve avec une dette essentiellement mezzanine qui lui coûte entre 9% et 11% par an. En se refinançant sur le marché obligataire, elle espère trouver un rendement inférieur à 7,5%.
Durant l’été 2010, LBO France avait mandaté Rothschild pour céder Médi-Partenaires. Malgré l’intérêt manifesté par de grands fonds, le prix plancher espéré par LBO France, d’un milliard d’euros, avait bloqué la transaction.
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