L’Ukraine fait rechuter les marchés
Les marchés actions européens ont rechuté lundi dans un climat extrêmement tendu entre la Russie, d’une part, et l’Ukraine et ses alliés occidentaux, d’autre part.
L’indice Stoxx Europe 600 a perdu 1,2% à 455,5 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont cédé 2% chacun. A Francfort, le DAX 40 a reculé de 1,8%, tandis que le FTSE 100 à Londres a plié de 0,3%. Wall Street était fermé lundi mais le marché des futures, qui était actif, indiquait également un net repli.
Les places boursières ont évolué au gré des informations contradictoires en provenance des diverses parties, qui laissent les marchés dans l’incertitude comme la semaine passée. Alors que l’Elysée avait annoncé dimanche soir que les présidents américain et russe avaient accepté «le principe» d’un sommet dans les prochaines semaines, le Kremlin a jugé lundi qu’il était «prématuré» d’évoquer l’organisation d’un tel sommet. De son côté, Joe Biden voudrait, selon Reuters, interdire aux institutions financières américaines d’effectuer des transactions avec des entités russes dans le cadre de sanctions contre la Russie.
Les actifs russes pénalisés
Des incidents à la frontière entre les deux pays ont en outre ravivé les craintes de conflit, certains observateurs accusant Moscou de chercher un prétexte pour intervenir, la Russie continuant de nier toute velléité d’attaque affirmant qu’elle retire des troupes. Des tirs ukrainiens auraient atteint un poste frontière russe, tandis que les Russes auraient tué cinq personnes qualifiées de «saboteurs» et détruit des véhicules ukrainiens.
Les actifs russes sont les plus pénalisés par cette incertitude. A Moscou, l’indice RTS a chuté de 10,5%, portant sa baisse à 22,5% depuis le début de l’année. Le rouble s’est déprécié de 1,3% à 78,80 pour un dollar. Moscou a été contraint de reporter une émission de dette souveraine (OFZ) prévue mardi pour tenter de stabiliser le marché, alors que la chute de la devise pèse sur les emprunts d’Etat russes.
Dans ce contexte, les taux en zone euro restaient à peu près stables, mais les anticipations de hausses de taux par les banques centrales continuent de reculer légèrement. Le pétrole a vu ses cours remonter aussi, à 94,70 dollars/baril pour le contrat 1 mois sur le Brent (+1,3%). Comme les prix du gaz européen (contrat TTF 1 mois), qui oscillaient depuis mercredi autour de 70 euros/MWh et sont repassés lundi au-dessus de 75 euros/MWh.
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