Entre espoir et appréhension, les Européens préparent la fin du programme d’austérité grec. Au centre du débat, le type de supervision qui continuera à s’appliquer.
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Jean Comte, à Bruxelles
L’Eurogroupe, réuni à Sofia ce 27 avril 2018, a notamment,évoqué le cas de la Grèce. Ici, de gauche à droite, Pier Carlo Padoan (Italie), Klaus Regling (ESM), Pierre Gramegna (Luxembourg) et Euclide Taskalotos (Grèce).
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ESM Press Twitter
Klaus Regling, le directeur général du Mécanisme européen de stabilité, l’a clairement dit vendredi : les prochains mois seront «très intenses» pour la Grèce comme pour les Européens. Il reste en effet beaucoup à faire d’ici à la fin du programme d’austérité d’Athènes, prévue en août 2018.
Premièrement, le programme d’austérité lui-même n’est pas encore fini. Certes, les plus grosses réformes (retraites, sécurité sociale, etc.) sont passées, mais plusieurs actions restent à mettre en place, notamment sur la libéralisation du marché de l’énergie ou sur les privatisations. L’objectif des créanciers européens est d’acter l’achèvement de la prochaine tranche à l’Eurogroupe du 24 mai – ils ont annoncé qu’ils renverraient leurs équipes à Athènes le 14 mai pour clore les derniers dossiers.
Deuxièmement, il faut s’assurer que tout soit en place pour la sortie, ce qui implique que l’économique grecque fonctionne sans les injections régulières de cash associées au programme d’austérité. Les créanciers devront s’assurer qu’Athènes ait une réserve de liquidités suffisante – on parle d’environ 20 milliards d’euros –, permettant de tenir pendant douze ou dix-huit mois. Athènes a déjà constitué un buffer de quelques milliards, mais le reste devra venir du Mécanisme européen de stabilité avec le dernier prêt du programme.
Mais le sujet qui inquiète le plus reste, paradoxalement, le retour de l’autonomie législative en Grèce. Athènes, une fois hors du programme, sera théoriquement capable d’annuler toutes les réformes passées durant le programme – y compris celles sur la réformes des retraites, censées ne prendre effet qu’en 2019.
Une supervision renforcée pendant plusieurs années
D’où le concept d’une «supervision post-programme améliorée», dont les contours sont encore en cours de définition. Mais l’idée principale est déjà claire : ce dispositif conditionnera les «mesures de dettes» promises en 2016 par les institutions européennes et encore en cours d’élaboration.
Dans le détail, la structure exacte du dispositif reste compliquée, ainsi que les liens exacts qui seront tracés entre les mesures de dettes et l’acceptation d’une supervision renforcée qui durera plusieurs années. Les deux dossiers sont pour l’instant examinés de façon séparés – ils se rejoindront d’ici un ou deux mois, juste avant l’Eurogroupe du 21 juin.
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