Depuis la sortie du Covid, les bons du Trésor américain ne protègent plus les portefeuilles, et les secousses géopolitiques récentes, jusqu'à la fermeture partielle du détroit d’Ormuz, n’ont fait que mettre cette défaillance en pleine lumière. Les capitaux ont convergé, choc après choc, vers l’or, les métaux critiques et l'énergie. Ce déplacement n’est pas une anomalie passagère : deux lames de fond, l’une monétaire, l’autre physique, désignent désormais les mêmes actifs.
Le baril de brut a quasiment effacé le choc à la hausse de mars, après l’accord signé entre l’Iran et les Etats-Unis, reléguant au second plan les craintes de stagflation et prolongeant la bonne tenue des marchés, malgré les interrogations sur le boom de l’IA.
Les actions des minières aurifères ont nettement progressé mais elles restent en retard par rapport au parcours de l’once d’or et ne prennent pas en compte la transformation du secteur dans leur valorisation. Il faudra encore un peu de temps pour que les investisseurs en tiennent compte.
Dans son projet de big-bang institutionnel pour 2027, Gabriel Attal ressuscite une vieille promesse d'Emmanuel Macron, celle d'instaurer un « spoil system à la française ». Il serait temps