Quel automobiliste ne rêverait d’être payé pour faire son plein d’essence ? Tel est l’incroyable renversement qu’a vécu cette semaine le marché du pétrole lorsque, pour la première fois de l’histoire, les prix du brut léger américain se sont mis à coter en territoire négatif. A l’approche du jour fixé pour la livraison de barils dont plus personne ne savait que faire, l’affolement a saisi les vendeurs, pressés de se débarrasser de leurs contrats coûte que coûte. Cette dislocation sans précédent signe la décrépitude de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, et augure de jours difficiles pour une industrie déjà confrontée au déclin programmé de la demande pour les énergies fossiles.
La banque centrale du pétrole, comme l’on qualifiait parfois l’Opep, a rarement aussi peu mérité son surnom. Depuis le début de la crise du coronavirus, la réponse des institutions monétaires a été massive, chacune s’efforçant de tenir d’une poigne de fer, et sous un déluge de rachats d’actifs, les conditions de financement des Etats et des acteurs privés. L’or noir, lui, évolue au gré de vents contraires, semblable à la flamme d’un puits en feu. Pour avoir sous-estimé l’impact dépressif du confinement sur la demande mondiale et s’être lancée dans une guerre des prix suicidaire avec la Russie, l’Arabie Saoudite, pilier de l’organisation, porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle. Celles de Moscou, adepte du double jeu, et de Washington, qui a marginalisé l’Iran au profit d’un improbable attelage russo-saoudien, sont à peine moins grandes. Le marché du pétrole, où l’influence de l’Opep n’a cessé de décroître ces dernières années, paie cette nouvelle géopolitique. L’accord de baisse de la production trouvé mi-avril entre l’organisation et ses partenaires avec la bénédiction de la Maison-Blanche, quoique historique par son ampleur, était voué à l’échec avant même que l’encre des signataires ne soit sèche. Sa mise en œuvre devrait au mieux éviter de nouveaux accès de panique.
Remettons le choc en perspective. Les pays importateurs de brut ne se plaindront pas de ce transfert de richesse en leur faveur, surtout par ces temps de récession carabinée. Et le baril, qui s’échangeait à seulement 10 dollars à la fin des années 90, a déjà connu pareilles dégringolades suivies de flambées spectaculaires en l’espace de quelques mois. La réouverture progressive des économies devrait en toute logique entraîner un rebond des prix. Reste à savoir, dans ce monde post-Covid, jusqu’où le consommateur changera son comportement, et quelle part de la demande mondiale de pétrole aura été définitivement détruite. Pour les majors comme les petits producteurs, c’est la question cruciale.
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a déclaré que Washington imposerait les sanctions «les plus sévères» de l’histoire, une campagne inédite d’isolement économique visant à contraindre l’Iran et ses partenaires commerciaux à se conformer aux exigences américaines. Le trafic dans le détroit d’Ormuz reste très limité, et assez peu d’analystes imaginent un changement rapide.
Les prix du gaz naturel sur le marché européen ont bondi à un plus haut depuis 2023, ravivant le spectre d’une nouvelle crise énergétique. Les stocks de cette source d’énergie toujours très importante pour l’Europe, car pilotable, sont au plus bas.
Les cours du brut ont enregistré une troisième journée de hausse alors que Donald Trump n’a pas prolongé l’accord intermédiaire signé en juin avec l’Iran qui est passé à une posture militaire défensive. Les risques de pénurie refont surface malgré la recherche de routes alternatives au détroit d’Ormuz.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Quatre Français sont portés disparus après la coulée de boue qui a ravagé des vallées entières au Népal et en Chine. On compte par ailleurs 633 décès et environ 3 000 disparus. Les secours sont à pied d’œuvre
Etre libre, ce n’est pas obtenir une réponse ajustée à ses préférences ; c’est pouvoir s’en dégager, se déjuger, consentir à un effort, recevoir un héritage et le transformer
Première licorne tricolore dans le domaine de l’informatique quantique, Pasqal entre ce vendredi 28 août à la bourse de New York et lève 360 millions de dollars.