L’opacité des modèles internes des banques est montrée du doigt
Le Comité de Bâle et un groupe de travail du FSB critiquent l’insuffisance des informations fournies par les banques sur leurs actifs pondérés
Publié le
Alexandre Garabedian
Illustration: Fotolia
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Il faut ouvrir la boîte noire. L’opacité des risk weighted assets (RWA), les actifs pondérés du risque que les grandes banques évaluent à partir de modèles internes, suscite la critique croissante des régulateurs mais aussi des utilisateurs d’états financiers. Le sujet a une nouvelle fois été relevé, dans deux publications différentes: le rapport du Comité de Bâle au G20 et aux gouverneurs de banques centrales sur la mise en œuvre des normes Bâle 3, et les propositions d’un groupe de travail sur l’amélioration de la transparence, établi en mars par le Conseil de stabilité financière (FSB).
Le Comité de Bâle dévoilera fin 2012 ou début 2013 le résultat de ses analyses des RWA, à la fois dans le portefeuille bancaire et de trading. D’ores et déjà, l’institution relève une grande variation d’une banque à l’autre dans le calcul des actifs pondérés, et notamment «des différences sensibles dans le ratio entre la mesure du risque de marché et le montant des actifs totaux de trading». Cet écart peut s’expliquer par des stratégies de prise de risque différentes, «ce qui ne devrait pas être source d’inquiétude», relève le Comité de Bâle. Encore faudrait-il pouvoir le vérifier. «Les informations publiques disponibles ne sont pas suffisantes pour expliquer entièrement les variations des RWA de marché entre banques, ni au sein d’une même banque sur la durée», souligne le rapport.
Ce manque de transparence rejoint les critiques adressées par le groupe de travail du FSB. «Les utilisateurs ont beaucoup de mal à comprendre l’information donnée sur les RWA», indique son rapport publié hier soir. La task force a rassemblé des représentants de grandes banques internationales, d’assureurs, de gérants (Fidelity, Pimco, BlackRock, etc.), d’agences de notation et de cabinets d’audit. Elle a élaboré plusieurs formats de reporting, qui permettraient par exemple de fournir le détail du calcul des actifs pondérés par types de classe d’actifs et de modèle, ou encore d’expliquer les variations des RWA entre deux clôtures de comptes.
Le débat sur les actifs pondérés, et plus largement sur l’opacité des modèles internes des banques, dont Morgan Stanley vient d’offrir un exemple en minorant sa Value at Risk, a gagné en vigueur en 2012. Andrew Haldane, de la Banque d’Angleterre, s’est attaqué fin août à l’efficacité de cette approche, pilier des règles de Bâle.
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