Lone Star parvient finalement à s’extirper du bourbier KEB à Séoul
Lone Star a subi mille détours pour se défaire de sa participation majoritaire au capital de Korea Exchange Bank (KEB). Vendredi, le régulateur sud-coréen a signé la fin des hostilités en accordant sa bénédiction à l’accord conclu entre le fonds texan et le prétendant, le groupe local Hana Financial. La Commission des Services Financiers estime que le jeu de la libre concurrence n’est pas entravé.
Selon l’ultime version de l’accord initialement signé en octobre 2010, la part de 51% de la banque changera de mains pour 3.900 milliards de wons, l’équivalent de 2,7 milliards d’euros. Ce montant désormais définitif, après deux révisions à la baisse, représente tout de même une prime de 46% par rapport au dernier cours de clôture de KEB.
Il est vrai que Hana Financial, quatrième plus important groupe de services financiers du pays, ne manque pas d’ambition. Son président Kim Seung Yu a assuré vendredi que «notre travail désormais est de faire d’Hana et de KEB des banques internationales qui représenteront la Corée du Sud et exploreront des marchés à travers le monde». Hana Financial a fait part de l’acquisition complémentaire d’une part de 6,25% de KEB auprès d’Export-Import Bank of Korea.
Mais l’opération constitue avant tout un soulagement pour Lone Star, qui a acquis la totalité du capital en 2003 pour 1,2 milliard de dollars avant de réduire son exposition en 2007 par une introduction en Bourse. La mésaventure n’est donc pas financière, même si le prix obtenu reste bien en-deçà des 6,3 milliards proposés par HSBC en 2008. Le fonds texan a avant tout souffert de revers réglementaires et judiciaires, liés notamment aux conditions de la valorisation de son entrée au capital de KEB. Des discussions ont successivement également échoué avec Kookmin Bank et Australia & New Zealand Banking Group.
La prudence restait encore de mise après que le régulateur avait indiqué en novembre dernier que Lone Star devait se défaire d’au moins 41% de KEB sans contraindre le vendeur quant aux modalités de cette transaction. Le mois suivant, le fonds avait consenti une réduction de 11% de ses prétentions financières en obtenant une prolongation de l’accord jusqu’à la fin du mois de février. L’épilogue survient cette fois plus tôt que prévu, la transaction devant être finalisée cette semaine.
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