L’OCDE voit la croissance mondiale accélérer cette année
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L’OCDE a revu en hausse mercredi sa prévision de croissance mondiale pour 2017, l’activité globale s’orientant vers sa meilleure performance depuis 2011 dans un contexte de regain de confiance des acteurs économiques et de reprise de l’investissement et du commerce international. Dans la dernière édition de leurs prévisions, les économistes de l’Organisation de coopération et de développement économiques voient la croissance mondiale accélérer à 3,5% cette année (après 3,0% en 2016) et progresser à 3,6% en 2018. Malgré cette amélioration, la croissance mondiale reste en deçà de ses niveaux d’avant la crise financière de 2008, souligne le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria.
«Tout est relatif. Il ne faudrait pas se réjouir du fait que nous passons d’une situation très mauvaise à médiocre», a-t-il déclaré lors d’un entretien accordé à Reuters. «Ça ne veut pas dire que nous devons nous y habituer ou nous y résigner. Nous devons continuer à aspirer à faire mieux», a-t-il ajouté.
En ce qui concerne les prévisions par pays, l’OCDE a revu à la baisse ses prévisions pour les Etats-Unis, même si l'économie américaine reste dynamique. L’organisation basée à Paris table désormais sur une croissance de 2,1% cette année et de 2,4% en 2018, contre respectivement 2,4% et 2,8% dans ses prévisions de mars.
Elle a en revanche révisé en hausse ses prévisions pour la zone euro, où la croissance devrait s'établir à 1,8% en 2017 comme en 2018, contre 1,6% attendu auparavant sur les deux années. La croissance devrait rester solide en Allemagne (2,0% cette année et l’an prochain, soit +0,2 et +0,3 point par rapport aux précédentes prévisions) et accélérer en France, de 1,3% en 2017 (-0,1 point) à 1,5% en 2018 (+0,1 point).
L’OCDE a confirmé ses prévisions d’un ralentissement de l'économie du Royaume-Uni, pénalisée par l’incertitude sur l’issue des négociations sur le Brexit, avec une croissance attendue à 1,6% cette année (après 1,8% en 2016) et 1,0% l’an prochain.
Les anticipations d’inflation à long terme des ménages japonais ont atteint un plus haut depuis 2006. Mais on sait que ces anticipations montent le plus souvent avec le constat de la hausse des prix au quotidien, notamment des prix de l’énergie et de l’alimentation. Le débat reste ouvert sur l’évolution des prix au Japon à long terme.
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