L’inflation devient négative en Allemagne
Les prix à la consommation en Allemagne ont baissé en août pour la première fois depuis plus de quatre ans, en raison de la baisse temporaire de la TVA de 19% à 16% appliquée le 1er juillet dans le cadre du plan de relance lancé par le gouvernement d’Angela Merkel. L’indice IPCH allemand a reculé de 0,2% par rapport à juillet et de 0,1% sur un an alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient stable sur un mois comme en rythme annuel, montre lundi la première estimation officielle calculée aux normes européennes.
Il s’agit des premiers chiffres négatifs enregistrés depuis mai 2016.
«Le chiffre du jour de l’inflation allemande montre que pour le moment, la menace déflationniste est clairement plus pressante que toute menace inflationniste», commentent les économistes d’ING. Le débat fait rage sur les impacts inflationnistes ou déflationnistes à moyen terme de la crise actuelle.
L’inflation allemande, comme celle de la zone euro dans son ensemble, reste très inférieure à l’objectif d’une hausse des prix légèrement inférieure à 2% de la Banque centrale européenne (BCE). C'était déjà le cas avant la récession provoquée par la pandémie de coronavirus. Même chose aux Etats-Unis, où la Réserve fédérale américaine a tiré les conséquences de cette situation en modifiant la définition de ses objectifs d’inflation et d’emploi à l’occasion du colloque de Jackson Hole. La Fed ciblera désormais un taux d’inflation moyen, ce qui l’amènera à tolérer des dépassements ponctuels de l’objectif d’inflation de 2%.
Plus d'articles du même thème
-
L’indépendance des banques centrales a progressé dans les pays émergents
Au Moyen-Orient, en Asie centrale et dans le Caucase, la politique monétaire est devenue plus efficace au fur et à mesure que les banques centrales consolidaient leur indépendance. Un constat dressé par le FMI qui propose aussi quelques pistes de renforcement. -
L’inflation progresse encore en zone euro
L’inflation HICP a augmenté de 3% à 3,2% sur un an en mai, à cause d’effets de base liés aux prix de l’énergie, mais sans pratiquement bouger sur un mois. Sur la période, les prix de l’énergie ont même reculé de 1,1%. -
Le crédit résiste en zone euro, les liquidités un peu moins
Les banques européennes n’ont pas forcément beaucoup resserré leurs conditions de crédit, les prêts au secteur privé ayant continué à progresser à un bon rythme en avril. En revanche, les agrégats monétaires comme M3 ont vu leur rythme de croissance fortement ralenti pour des raisons techniques comme les transferts des dépôts vers de l’épargne longue.
ETF à la Une
WisdomTree commercialise WDIG pour investir dans les métaux stratégiques clés
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- Chez Ardian, une succession au long cours qui n’ose pas dire son nom
- Avec BMW, Airbus et EDF, Mistral AI se déploie dans l’ingénierie industrielle
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
Contenu de nos partenaires
-
ConcurrenceRoberto Vannacci, le caillou dans la chaussure (de droite) de Giorgia Meloni
Avec son parti, l’ancien général séduit des électeurs déçus par la normalisation de la coalition au pouvoir. La Présidente du Conseil est face à un dilemme explosif : l’embarquer ou le laisser prospérer avant les législatives de 2027 -
Emploi ou retraiteCumul emploi-retraite : pourquoi des députés et DRH dénoncent une réforme contre-productive
Alors qu’elle vise à inciter les seniors à rester en emploi, des opposants de plus en plus nombreux à cette réforme affirment qu’elle produira l’effet inverse -
Violences après le sacre européen du PSG : Lecornu veut faire payer « celui qui détruit »
Mardi 2 juin, Sébastien Lecornu a dénoncé les débordements survenus après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions. « Un auteur d'un acte de violence ou de dégradation doit pouvoir réparer », a affirmé le Premier ministre à l'Assemblée nationale