L’immobilier de bureaux parisien accélère
Le marché locatif sur les bureaux en Ile-de-France semble encore accélérer cette année, avec 843.000 m2 placés sur cinq mois à fin mai, +29% par rapport à la même période en 2021 selon le baromètre BNP Paribas Real Estate. «C’est une très belle dynamique qui, avec les négociations encore en cours, nous amène à réviser nos prévisions de volumes annuels de 2,1 à 2,3 millions de m2», indique Guillaume Joly, directeur de la recherche pour la France.
Il insiste en premier lieu sur la belle progression des transactions sur les grandes surfaces (au-dessus de 5.000 m2) avec 5 opérations au-dessus de 20.000 m2, notamment avec le Ministère des Solidarités et de la Santé sur l’immeuble Tods (28.000 m2) dans le 15e arrondissement et Enedis sur Altiplano-La Défense (26.000 m2). Signe de confiance et de la recherche d’immeubles neufs et restructurés, «ce mouvement des grandes entreprises et du secteur public-parapublic découle aussi de logiques de regroupement, de rationalisation et d’adaptation au télétravail», poursuit-il.
La thématique corrélée est celle de la centralité, qui porte Paris QCA et hors QCA où les loyers prime se négocient désormais pour la fin d’année au-dessus de 1.000 euros/m2/an (au lieu de 960 actuellement). «L’écart entre Paris intramuros et la périphérie se retrouve encore plus au travers des mesures d’accompagnement, qui passent de 17% à 35% en moyenne lorsqu’on s'éloigne (2e couronne, péri-Défense, 1re couronne Sud)», précise Guillaume Joly.
{"title":"","image":"286824»,"legend":"","credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Invested Partners lance une stratégie de value-add sur l'immobilier résidentiel parisien
Le gestionnaire lance un fonds à destination des institutionnels et de la clientèle patrimoniale. -
CDC et Société Générale Assurances investissent dans l’hôtel Pullman Tour Eiffel
Les deux investisseurs institutionnels interviennent avec un véhicule commun et prévoient la montée en gamme de l’actif. -
Airbnb: La justice condamne une SCI à une amende record dans un litige avec la Ville de Paris
Entre 2020 et 2025, près de 540.000 euros d’amende avaient déjà été prononcés pour des infractions similaires dans le même secteur.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- L'entrée en relation bancaire numérique embarrasse les réseaux traditionnels
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
Contenu de nos partenaires
-
Washington prolonge la trêve avec Téhéran, mais maintient son blocus naval
À la veille de l’expiration de la trêve entre l’Iran et les Etats-Unis, Donald Trump a affirmé mardi 21 avril prolonger le cessez-le-feu, tout en maintenant son blocus naval dans les ports iraniens. Téhéran conteste, considérant cette décision comme un « acte de guerre » -
Emmanuel Macron lance la « méthode Notre-Dame » pour accélérer les projets industriels
Montluçon - En mode «Notre-Dame» pour rehausser la cadence: Emmanuel Macron égrène mercredi la méthode de l’Etat pour accélérer l’aboutissement de projets industriels et agricoles jugés stratégiques, à l’occasion d’un déplacement et d’un Conseil des ministres délocalisé dans l’Allier. Au milieu d’une actualité internationale chargée, entre la réception du président libanais à l’Elysée et un déplacement à Chypre et en Grèce, et alors que son gouvernement se débat entre les conséquences de la guerre au Moyen-Orient et les gels de crédits budgétaires, Emmanuel Macron présidera la traditionnelle réunion hebdomadaire des ministres depuis Montluçon. Il se rendra ensuite à Échassières (Allier) pour inaugurer la mine de lithium de l’entreprise Imerys. Un vaste projet assis sur un des principaux gisements mondiaux de minerai de lithium qui devrait permettre, à partir de 2030, de produire 34.000 tonnes par an d’hydroxyde de lithium et équiper annuellement 700.000 voitures électriques. Une «incarnation de nos objectifs de souveraineté», qui «illustre concrètement la réduction des dépendances stratégiques européennes», a expliqué l’Elysée. Ce projet baptisé «Emili» figure parmi les 150 «grands projets stratégiques» (GPS) bénéficiant de toutes les attentions de l’Etat et des collectivités territoriales, initiative annoncée en novembre par le président lors du premier sommet «Choose France Edition France» et formellement lancée en janvier. Portés pour moitié par des PME et des ETI, ces 150 projets sont répartis dans 63 départements, pour 71 milliards d’euros d’investissement cumulé, et couvrent «l’ensemble du spectre industriel stratégique», selon l’Elysée: agroalimentaire, centre de données, biocarburants, batteries, santé, aéronautique, défense... Emmanuel Macron détaillera cette initiative lors d’une allocution depuis Échassières. Point d’orgue d’une séquence «riche de quelques obsessions présidentielles», au premier rang desquelles «la souveraineté industrielle», selon la présidence. «Partout en France» La reconstruction de la vénérable cathédrale de Paris tient lieu d’exemple à suivre en matière de simplification et d’accélération des procédures, tout comme les Jeux olympiques de 2024 qui avaient été précédés de loi de simplification. «Comment nous pouvons vivre dans une nation qui a su faire des Jeux olympiques et paralympiques extraordinaires en sept ans ? Comment on peut être dans une nation qui rebâtit Notre-Dame en cinq ans, et à qui on dit à un agriculteur qui veut étendre son poulailler, ça sera cinq ans?», s'était exclamé Emmanuel Macron en recevant des maires le 16 avril. «Méthode Notre-Dame, méthode Jeux olympiques, mais partout en France», donc. «On doit aller beaucoup plus vite en mettant les procédures en parallèle, en s’affranchissant des choses qui sont inutiles et des bureaucraties tatillonnes et en retrouvant un peu de la philosophie d’action» de ces deux grands chantiers, a expliqué le président. «Dans un souci de sobriété», a fait valoir la présidence, ne seront présents mercredi autour du chef de l’Etat et de Sébastien Lecornu que les ministres directement concernés par la séquence, à savoir Laurent Nuñez (Intérieur), Roland Lescure (Economie), Annie Genevard (Agriculture), Françoise Gatel (Aménagement du territoire), Sébastien Martin (Industrie) et Mathieu Lefèvre (Transition écologique). Le reste du gouvernement sera en visio-conférence depuis l’Elysée. MM. Martin et Lefèvre animeront une table ronde sur la simplification industrielle et environnementale, Mme Genevard une table ronde sur la simplification agricole et la souveraineté alimentaire. L’occasion pour la ministre d’aborder l’attendu projet de loi d’urgence agricole. Baptiste PACE © Agence France-Presse -
Les fous de BaalbekLe Hezbollah observe les négociations libano-israéliennes « le doigt sur la gâchette »
La milice armée, alliée du régime de Téhéran, pourrait profiter de ce répit pour reconstituer ses forces