L’immobilier de bureaux à Londres continue à souffrir d’un effet Brexit
Un «report» sur les autres capitales n’est pas encore évident, même à Paris malgré les investissements.
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Fabrice Anselmi
Les transactions de bureaux dans le centre de Londres ralentissent toujours.
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Bloomberg
La baisse enclenchée au premier trimestre sur les transactions de bureaux dans le centre de Londres s’est poursuivie au deuxième trimestre avec encore, -3% d’un trimestre sur l’autre et -15% par comparaison à 2018 selon les données de BNP Paribas Real Estate. Mais on ne peut pas encore vraiment parler d’un «report» lié au Brexit, malgré un très bon trimestre à Francfort et à Madrid (+35% et +19% à trimestres comparables), car les chiffres des autres métropoles sur douze mois glissants (au-delà des effets propres à chaque trimestre) continuent de baisser.
La capitale espagnole enregistre une demande placée de +3% sur douze mois sous l’effet d’un très beau premier trimestre, mais en légère baisse entre le premier et le deuxième trimestre (-7%), avec quand même des loyers en légère hausse à fin juin (+1%), ce qui n’est plus le cas ailleurs. «Attention, il peut y avoir une baisse de ces ‘transactions utilisateurs’ faute d’une offre suffisante en face, ce qui fait remonter les loyers», note Nils Vinck, directeur pôle Investissements de Cushman & Wakefield. Il rappelle que Paris a connu un très bon premier semestre en investissements, encore avec la présence marquée des investisseurs coréens «qui restent séduits, au sein d’une zone euro offrant une prime via le ‘hedge sur la monnaie’, par un marché tertiaire français très centralisé sur la capitale, donc très liquide».
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