L’ex-Cognetas veut repartir sur de nouvelles bases
L’ex-Cognetas veut tourner la page. Après avoir rencontré de grosses difficultés sur quatre de ses participations, dont deux françaises (les sociétés SGD et CPI ont été récupérées par leurs créanciers en 2009 et 2010), la société d’investissement poursuit sa transformation avec l’adoption d’un nouveau nom: Motion Equity Partners.
«C’est le début d’une nouvelle histoire. Nous avons nettoyé le portefeuille qui est désormais constitué de sept actifs de qualité. Nous allons céder tranquillement ces participations, acquises entre 2005 et 2010, d’ici à 2015», explique à L’Agefi Patrick Eisenchteter, associé.
Côté acquisitions, «nous solliciterons nos investisseurs au cas par cas sur des opérations identifiées», relève le dirigeant. Ce dernier indique avoir le soutien de ses investisseurs, avec lesquels le groupe a déjà par le passé réalisé des co-investissements. Après un premier fonds levé en 2000 pour un milliard d’euros (dont les deux dernières participations ont été cédées l’été dernier), la société avait levé un deuxième véhicule en 2005, pour 1,3 milliard d’euros. Ce dernier fonds, pour lequel la période d’investissement s’est terminée en juin dernier, est investi à quelque 70%. «Le montant restant va nous permettre de travailler sur notre portefeuille existant, en réalisant par exemple des opérations de build-up», indique Patrick Eisenchteter.
«Nous regardons actuellement des dossiers, poursuit le dirigeant. Les valorisations que nous ciblons sont comprises entre 40 et 250 millions d’euros, contre 50 à 500 millions d’euros auparavant. Nous privilégions les opérations sur lesquelles nous sommes les seuls investisseurs, afin de faciliter les prises de décision et de permettre une plus grande réactivité.» Les opérations SGD et CPI avaient été réalisés à 50/50 avec un autre investisseur, respectivement Sagard et CVC Capital Partners.
Motion Equity Partners s’est par ailleurs recentré sur la France et l’Italie, avec des bureaux à Paris et Milan, les bureaux de Francfort et Londres ayant été fermés en septembre et décembre 2011. L’équipe, qui comptait une quarantaine de collaborateurs, dont quinze associés, se révèle désormais nettement resserrée. Elle est composée de douze collaborateurs, parmi lesquels trois associés (dont deux à Paris).
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