Les valeurs de rendement asiatiques ne manquent pas d’arguments
Les arguments en faveur des actions asiatiques à dividendes n’ont jamais été aussi forts, alors que les points chauds géopolitiques compliquent les perspectives des marchés et renforcent le besoin de stratégies qui offrent de la stabilité.
Historiquement, les stratégies axées sur le rendement ont enregistré d’excellentes performances en période de tensions, car les entreprises qui accordent la priorité aux versements pour les actionnaires présentent souvent des bilans solides, des bénéfices réguliers et des qualités défensives. Dans le même temps, si la domination des actions américaines au cours des cinq dernières années a été indéniable, elle a conduit à une concentration accrue sur quelques valeurs à très forte capitalisation. En conséquence, les investisseurs recherchent désormais des alternatives aux allocations traditionnelles.
Dividendes inattendus
L’argument le plus convaincant en faveur de l’investissement dans les actions asiatiques à rendement réside peut-être dans l’augmentation des «dividendes surprises», c’est-à-dire des entreprises qui dépassent les attentes du marché en augmentant considérablement leurs versements aux actionnaires. Alors que les dividendes asiatiques ont plus que triplé au cours des deux dernières décennies, la région affiche toujours des ratios de distribution parmi les plus bas au monde, ce qui laisse aux entreprises une grande marge de manœuvre pour redistribuer une plus grande part de leurs bénéfices. En outre, les conditions financières des entreprises en Asie sont exceptionnellement solides : entre 2013 et 2024, le cash flow libre par action de l’indice MSCI Asie Pacifique (hors Japon) a quasiment doublé.
Les améliorations continues de la gouvernance d’entreprise dans toute l’Asie renforcent cet élan. Les gouvernements de la région ont aussi mis en place des politiques visant à créer un environnement favorable aux dividendes. Par exemple, le Securities and Exchange Board de l’Inde a imposé des politiques de dividendes aux 500 premières sociétés cotées en 2016, créant ainsi un précédent en matière de pratiques axées sur les actionnaires. De même, les réformes des chaebols (conglomérats) et le code de bonne gestion de la Corée du Sud, ainsi que les récentes lignes directrices de la Chine qui préconisent des rémunérations plus élevées et une surveillance plus stricte, témoignent d’un engagement en faveur de l’amélioration de la valeur pour l’actionnaire.
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