Les taux négatifs, c’est fini
C’est la fin d’une époque. La Banque du Japon a mis un terme aux taux négatifs dans le monde. Ce jeudi, le stock des obligations dont le rendement était encore négatif dans le monde est passé à zéro pour la première fois depuis 2014. Il avait atteint en 2020 un plus haut historique de 18.400 milliards de dollars, pour 4.000 obligations, alors que les banques centrales avaient diminué leurs taux jusqu’à zéro voire en-dessous et qu’elles achetaient des emprunts souverains à tout-va pour faire face à la crise du Covid-19.
Depuis, les politiques budgétaires expansionnistes, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la guerre en Ukraine ont fait ressurgir l’inflation à des niveaux plus vus depuis quatre décennies obligeant les banques centrales à mettre un terme à leurs politiques ultra-accommodantes. Il n’en restait qu’une, la BoJ. Elle a surpris le marché en décembre en relevant la fourchette de fluctuation des taux cibles sur les emprunts d’Etat à 10 ans dans le cadre de sa stratégie de contrôle de la courbe. Les investisseurs ont ajusté leurs anticipations sur les courbes de taux japonaises. Ces obligations sont sorties à leur tour des taux négatifs.
«Il ne faut pas exclure que les banques centrales aient à racheter de grandes quantités de dette à l’avenir. Cependant, pour l’instant, cela semble être la fin bienvenue d’une époque, car une certaine valeur revient dans l’ensemble des obligations mondiales», affirme Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank.
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