Les taux de défaut pourraient s’approcher fin 2010 de leur moyenne historique
Le taux de défaut des émetteurs notés par Moody’s en catégorie spéculative à travers le monde a poursuivi sa progression au troisième trimestre, à 12,0 % contre 2,8 % un an plus tôt. Une tendance observée aux Etats-Unis (12,9 % contre 3,2 %) comme en Europe (9,3 % contre 0,7 %).
Pour autant, le rythme de nouveaux défauts a ralenti au cours du trimestre écoulé, avec 50 émetteurs concernés (39 aux Etats-Unis et 7 dans le secteur automobile) contre 89 et 83 respectivement pour les premier et deuxième trimestres 2009. A comparer à un total de 62 défauts seulement pour les neuf premiers mois de 2008. De plus, la part des émetteurs dont la dette se négocie à des niveaux très décotés (distressed debt) s’est de nouveau contractée, à 28,1 % au troisième trimestre contre 36,3 % au deuxième, après un plus haut de 53,3 % fin 2008.
De quoi espérer des jours meilleurs l’an prochain. Après un pic de 12,5 % attendu le mois prochain, le taux de défaut mondial devrait même tomber à 4,5 % en septembre 2010. Sous réserve de retour à la croissance et d’un taux de chômage aux Etats-Unis limité à 10,5 % (il était de 9,8 % fin septembre). Il y a trois mois, l’agence misait sur un taux de défaut mondial de 6,0 % mi-2010.
Ce regain de confiance trouve sa source dans l’accélération de l’embellie en Europe, où l’agence vise désormais un taux de 6,0 % à horizon d’un an contre 12,5 % il y a trois mois. Une amélioration clairement entamée fin 2009, avec un plus haut attendu de 10,9 % en décembre, contre 15,0 % il y a trois mois.
Les taux de défaut pourraient ainsi s’établir fin 2010 à des niveaux voisins de leur moyenne historique de 5 %, selon l’agence, comme ce fut le cas à l’issue des précédents cycles de crédit, après les sommets atteints en termes de défauts en 1991 et 2002.
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